La semaine dernière, le CIUSSS de la Capitale-Nationale signalait une hausse marquée de la présence d’un contaminant dangereux, le lévamisole, dans la cocaïne analysée dans la région de Québec.
La présence de contaminant, notamment dans les drogues illégales et provenant de sites internet ou de laboratoires clandestins, n’est pas nouvelle. Dans son signalement, le CIUSSS de la Capitale-Nationale mentionnait que, dans certains cas, le lévamisole pouvait représenter jusqu’à 74% de la composition du produit.
S’il n’y a pas, pour l’instant, de signalement officiel de présence de lévamisole pour la région charlevoisienne, la directrice de Ressource Genesis, Laurie Dumont-Fontaine soutient qu’il faut rester vigilant : « Charlevoix n’est pas connu pour être une région productrice de drogue. Ce qui est à Québec finit pratiquement toujours par se retrouver ici aussi. ».
La présence de lévamisole laisse craindre pour la santé des consommateurs de cocaïne en raison des effets qu’il peut avoir sur la santé à long terme. La consommation de ce vermifuge vétérinaire pourrait entrainer des nécroses de la peau s’apparentant à des engelures, une chute des globules blancs amenant un affaiblissement du système immunitaire, de la fièvre et des infections sévères, peut-on apprendre sur la page Facebook de Ressource Genesis.
La directrice de l’organisme Ressource Genesis recommande d’ailleurs aux consommateurs de cocaïne de ne pas hésiter « à faire tester leur produit ». Ils peuvent le faire en contactant directement Ressource Genesis ou Vision d’Espoir.
Si les organismes de Charlevoix ne possèdent pas les outils nécessaires pour détecter la présence de lévamisole, ils peuvent compter sur la collaboration de la clinique mobile SABSA de Québec qui est en mesure de venir sur place pour effectuer les tests nécessaires.
La clinique mobile SABSA détient d’ailleurs une injonction de la cour permettant aux consommateurs de venir faire tester leur drogue sans risquer de se faire arrêter.
Entre-temps, Ressource Genesis recommande aux consommateurs de limiter au plus possible leur consommation et « d’être attentif à leur santé, car consommé en grande quantité, le lévamisole peut mener à la mort ».
Quant à l’entourage des personnes consommant de la cocaïne, Laurie Dumont-Fontaine préconise la sensibilisation. « Démoniser la consommation ne règle pas le problème, il faut sensibiliser quant à la toxicité du produit. », concluait-elle.
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