La ministre Geneviève Guilbault témoignera à la commission Gallant
La vice-première ministre et ministre des Transports du Québec, Geneviève Guilbault, s'exprime lors d'une conférence de presse sur la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) à Québec, le vendredi 8 août 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot
La ministre des Transports, Geneviève Guilbault, pourrait témoigner la semaine prochaine à la commission Gallant, chargée d’enquêter sur le virage numérique raté de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).
«On me demande d’aller témoigner. Alors c’est certain que je vais participer avec toute la transparence et la collaboration que j’ai l’habitude d’offrir dans l’intérêt des contribuables du Québec», a affirmé la ministre Guilbault à la sortie du conseil des ministres, mercredi.
La commission d’enquête sur la gestion de la modernisation informatique de la SAAQ, comprenant la plateforme SAAQclic, reprendra ses audiences publiques lundi prochain après une pause estivale de deux mois.
Les travaux se tiendront à Montréal au cours des trois prochaines semaines. Celles-ci auront une saveur politique alors que des ex-ministres, des ministres actuels et du personnel de cabinet seront appelés à témoigner.
Ainsi, en plus de Mme Guilbault, son prédécesseur François Bonnardel, désormais ministre de la Sécurité publique, devrait être entendu au cours de cette période.
Ceux ayant occupé le portefeuille des Transports sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard, Laurent Lessard et André Fortin, sont également attendus.
Au printemps, les anciens ministres péquiste et libéral, Sylvain Gaudreault et Robert Poëti, avaient témoigné devant la commission présidée par le juge Denis Gallant.
Celui-ci doit remettre son rapport au plus tard le 15 décembre. Il est prévu que les audiences publiques se poursuivent jusqu’au début octobre.
Il reste encore plusieurs acteurs clés à interroger en lien avec ce qui est nommé le fiasco SAAQclic. On y retrouve notamment les ex-PDG de la société d’État Nathalie Tremblay et Éric Ducharme, qui a été limogé par le gouvernement Legault au début de l’été.
L’ancien vice-président aux technologies de l’information, Karl Malenfant, un des responsables du déploiement de la plateforme SAAQclic, n’a pas encore témoigné publiquement, bien qu’il ait été rencontré à huis clos par la commission la semaine dernière.
Rappelons que le virage numérique raté de la SAAQ devrait coûter aux contribuables au moins 1,1 milliard $, soit 500 millions $ de plus que prévu, selon les calculs du Vérificateur général du Québec.
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