Sur le Saint-Laurent, Croisières Normand cherche encore le bon courant
Jimmy Normand à bord de l’embarcation amarrée à Baie-Saint-Paul.
À sa deuxième saison d’activité, Croisières Normand poursuit son développement à Baie-Saint-Paul. En quête d’un modèle viable, le projet porté par passion explore diverses avenues pour se tailler une place dans le paysage touristique de Charlevoix.
Fondée l’an dernier, l’entreprise a accueilli jusqu’à maintenant une centaine de passagers, dont près de la moitié proviennent du Club Med Québec Charlevoix.
Ce partenariat, inattendu au départ, constitue un soutien important dans un été marqué par des hauts et des bas.
« On vise environ 600 passagers pour la saison, mais à ce stade-ci, c’est peut-être un peu optimiste. Le Club Med nous a permis de démarrer sur une bonne base », explique le copropriétaire Jimmy Normand.
Cette saison, l’équipe innove avec une formule croisière-repas en partenariat avec le restaurant Le Corylus, à L’Isle-aux-Coudres, permettant un arrêt direct sur la terrasse.
Des idées plein la tête
L’aventure repose toujours sur la passion. Les fondateurs ont investi environ 100 000 $ dans le projet, qui n’est pas encore rentable.
Des idées d’expansion à long terme sont déjà sur la table, comme des croisières haut de gamme vers la Gaspésie ou les Îles-de-la-Madeleine.
À plus court terme, Croisières Normand envisage de percer le marché corporatif avec des sorties sur mesure destinées à de petits groupes de la région. L’objectif : diversifier les sources de revenus et s’adapter à une clientèle en quête d’expériences originales.
L’entreprise souhaiterait aussi offrir davantage de départs quotidiens, mais les marées imposent certaines contraintes.
« On aimerait opérer à partir d’un quai en eau profonde. Pour l’instant, on reste en réflexion sur le point de départ idéal », indique M. Normand.
En soutien à la sécurité
En parallèle de ses activités touristiques, l’entreprise joue également un rôle en sécurité publique.
Croisières Normand est reconnue comme bateau de sauvetage auxiliaire de la Garde côtière canadienne.
Elle effectue des patrouilles nautiques préventives et peut être appelée à intervenir en cas d’urgence.
« On n’a pas eu à le faire cette saison, et c’est tant mieux. Mais il faut rappeler que les courants du fleuve peuvent atteindre jusqu’à 8 nœuds. C’est très puissant. »
Croisières Normand poursuivra ses activités jusqu’au 10 octobre.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.