Jeanne Gilbert cultive la vigne à Cap-aux-Oies… et les sceptiques
Le Domaine est situé sur une terre offrant une vue à couper le souffle.
À Cap-aux-Oies, un petit vignoble artisanal prend racine à flanc de colline, face au fleuve. Derrière ce projet peu commun dans Charlevoix : Jeanne Gilbert, une vigneronne autodidacte, motivée et bien ancrée dans son terroir.
De Québec, Jeanne Gilbert a décidé de lancer son vignoble en 2019 sur une terre familiale qu’elle fréquente depuis l’enfance.

« Au départ, je n’avais ni expérience ni formation, juste une grande motivation. J’ai fait mes recherches, suivi quelques formations continues, repris des études en agroécologie et lu tout ce que je pouvais sur la viticulture, autant nord-américaine qu’européenne », raconte-t-elle.
Dès la première plantation de 1000 ceps (soit environ 3500 vignes), de nombreux défis se sont manifestés, notamment une infestation de vers gris. Après des pertes importantes, la situation s’est stabilisée.
D’ailleurs, les conditions naturelles du site se sont rapidement imposées comme un atout majeur. « Le terroir de Cap-aux-Oies s’y prêtait. La terre est sablonneuse, bien drainée, en pente, orientée plein sud. Le fleuve tempère les écarts de température. »
Un microclimat qui lui permet aujourd’hui de cultiver un hectare de vignes, avec des cépages hybrides adaptés au climat québécois : muscat Osceola, somerset et marquette.
Jeanne Gilbert a obtenu son permis d’alcool à l’été 2024 et a réalisé ses premières vendanges commerciales la même année. Le Domaine Cap-aux-Oies propose depuis peu trois types de vins : blanc, rosé et pétillant de fruits.

Ils sont présentement disponibles à la Ferme Éboulmontaise, ainsi qu’aux restaurants Sainti, La Marmite et Gabile. Elle espère pouvoir offrir un mousseux prochainement.
« Les mousseux demandent une belle acidité, et ici, on l’a naturellement », souligne-t-elle.
La région, la priorité
Travaillant de manière presque entièrement manuelle, Jeanne Gilbert souhaite conserver une échelle artisanale et atteindre, à terme, trois hectares en production pour environ 10 000 bouteilles par an.
« Mon objectif est clair, c’est de vendre localement, dans Charlevoix. Les gens d’ailleurs, eux, viendront nous visiter. »
Malgré les doutes initiaux de certains agronomes ou amateurs de vin, Jeanne Gilbert a toujours cru en son projet. « Quand j’ai montré le site, ils ont compris. Et mes vins parleront d’eux-mêmes. »

Depuis un récent article publié dans La Presse, l’intérêt pour son vignoble ne cesse de croître. Elle reçoit chaque jour de nouvelles demandes.
« C’est un beau défi, mais aussi une pression. Je veux rester fidèle à ma vision : faire les choses bien, à petite échelle, et mettre en valeur ce lieu unique qu’est Cap-aux-Oies. »
Pour l’instant, le site n’est pas prêt à accueillir des visiteurs quotidiennement. Il est toutefois possible de réserver des caisses de vin sur rendez-vous, en écrivant à jeanne@domainecapauxoies.com.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.