Boisés privés : faire face aux nouvelles réalités
Alors que le Groupement des propriétaires de boisés privés de Charlevoix fête cette année des 50 ans, l’organisation doit composer avec de nouvelles réalités qui n’étaient pas nécessairement présentes à leur début.
Questionné à ce sujet lors de l’annonce de leur programmation en vue de leur demi-siècle d’existence, le vice-président du Groupement, Robert Girard, a énoncé plusieurs constats auxquels l’organisation devra faire face dans les années à venir.
L’arrivée dans les dernières années de 29 000 nouveaux propriétaires de boisés privés à travers le Québec en fait partie.
« L’objectif de production de matière ligneuse passe complètement en arrière-plan, résume-t-il. Ils [les nouveaux propriétaires] voient davantage le lieu comme un de récréation, de ressourcement, de récolte de matière non ligneuse ou encore pour y faire la chasse et la pêche ».
Celui qui était ingénieur forestier de métier rappelle qu’il est possible de réaliser un plan d’aménagement forestier, sans pour autant dénaturer l’endroit. « Il y a des traitements spécifiques pour ça. C’est un volet qu’il faut faire connaître », estime M. Girard.
Changements climatiques
La forêt subit aussi sa part d’effets des changements climatiques, soutient M. Girard.
« J’ai vu la forêt résineuse d’épinette se retirer vers le nord pour faire place à des sapinières, raconte celui qui se promène en forêt depuis près d’une soixantaine d’années. Avec tout ça, il y a de nouveaux phénomènes qui apparaissent, comme des épidémies de tordeuses ou d’Agrile du frêne. Il y a quelques années, ça ne se voyait pas ici. »
Les aléas de Dame Nature ont aussi des répercussions avec les cas de Chablis qui sont plus répandus l’été par des épisodes de vents violents. « C’est un mode de récolte qui est complètement différent », explique-t-il.
« Ce sont des réalités avec lesquels on va devoir composer dans le futur, mais ça peut se prévoir d’avance, notamment avec l’utilisation d’un drone ou d’autres technologies pour acquérir de nouvelles connaissances », conclut Robert Girard.
À lire aussi :
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.