Boisés privés : faire face aux nouvelles réalités

Avatar photo
Par Victor Carré 6:00 AM - 3 août 2025 Initiative de journalisme local
Temps de lecture :
Archives | Le Charlevoisien

Alors que le Groupement des propriétaires de boisés privés de Charlevoix fête cette année des 50 ans, l’organisation doit composer avec de nouvelles réalités qui n’étaient pas nécessairement présentes à leur début.

Questionné à ce sujet lors de l’annonce de leur programmation en vue de leur demi-siècle d’existence, le vice-président du Groupement, Robert Girard, a énoncé plusieurs constats auxquels l’organisation devra faire face dans les années à venir.

L’arrivée dans les dernières années de 29 000 nouveaux propriétaires de boisés privés à travers le Québec en fait partie.

« L’objectif de production de matière ligneuse passe complètement en arrière-plan, résume-t-il. Ils [les nouveaux propriétaires] voient davantage le lieu comme un de récréation, de ressourcement, de récolte de matière non ligneuse ou encore pour y faire la chasse et la pêche ».

Celui qui était ingénieur forestier de métier rappelle qu’il est possible de réaliser un plan d’aménagement forestier, sans pour autant dénaturer l’endroit. « Il y a des traitements spécifiques pour ça. C’est un volet qu’il faut faire connaître », estime M. Girard.

Changements climatiques

La forêt subit aussi sa part d’effets des changements climatiques, soutient M. Girard.

« J’ai vu la forêt résineuse d’épinette se retirer vers le nord pour faire place à des sapinières, raconte celui qui se promène en forêt depuis près d’une soixantaine d’années. Avec tout ça, il y a de nouveaux phénomènes qui apparaissent, comme des épidémies de tordeuses ou d’Agrile du frêne. Il y a quelques années, ça ne se voyait pas ici. »

Les aléas de Dame Nature ont aussi des répercussions avec les cas de Chablis qui sont plus répandus l’été par des épisodes de vents violents. « C’est un mode de récolte qui est complètement différent », explique-t-il.

« Ce sont des réalités avec lesquels on va devoir composer dans le futur, mais ça peut se prévoir d’avance, notamment avec l’utilisation d’un drone ou d’autres technologies pour acquérir de nouvelles connaissances », conclut Robert Girard.

À lire aussi :

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

À lire également

Qualité de l’air : bulletin spécial dans l’arrière-pays de Charlevoix

Vacances de la construction: lourd bilan d’accidents routiers mortels

Les araignées ne sont pas plus nombreuses, seulement plus visibles à la fin de l’été

Horizon

Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.

Horizon

Une ministre, une famille, une mission : faire bouger le Québec

Présenté par Assemblée nationale du Québec
Horizon

Fête nationale 2026 : deux jours de festivités pour célébrer la Fête nationale à Petite-Rivière-Saint-François

Présenté par Municipalité de Petite-Rivière-Saint-François
Horizon

L’apport incontournable d’Aidons-lait en santé globale célébré par CÉMA Santé Charlevoix

Présenté par Aidons-lait
Horizon

Dans la tête d’un entrepreneur qui passe à l’action avec Mastera – Formation continue

Présenté par Mastera - Formation continu
Horizon

Toujours là pour notre monde

Présenté par Assemblée nationale du québec
Concours

Concours « Qu’ils sont beaux nos parcs nationaux! »

Se termine le 12 octobre 2026 Participer