[Vidéo] De la relève au Moulin Seigneurial des Éboulements

Par Félix Chouinard 5:00 AM - 27 juillet 2025
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Nicolas Burlet, Philippe Monteil et Jean-Guy Tremblay au Moulin Seigneurial de Éboulements.

Hier, Le Charlevoisien a pu rencontrer Nicolas Burlet, nouvel aide meunier au Moulin Seigneurial des Éboulements en compagnie de son mentor, Jean-Guy Tremblay et du responsable d’Héritage canadien du Québec, Philippe Monteil.

Cela fait près de 5 ans qu’Héritage canadien du Québec a lancé les démarches pour recruter un futur remplacement au meunier Jean-Guy Tremblay, aujourd’hui âgé de 73 ans. Le processus n’en a pas été un facile. Au cours de ces années, monsieur Tremblay a eu 3 apprentis avec qui la mission de transmission a échoué. « Il manquait, je pense, peut-être l’expérience de la meunerie avant d’attaquer le métier de meunier. Mais il manquait aussi la passion. Je ne pense pas qu’on tombe dans la meunerie par hasard après avoir été commerçant ou après avoir été financier. Surtout qu’ici, c’est un moulin patrimonial, 1790, donc ça nécessite un gros temps de travail également dans tous les corps de métiers relier au bâtiment. », nous exprimait Philippe Monteil de Héritage canadien du Québec.

« C’est difficile de trouver quelqu’un parce que, c’est sûr que c’est un moulin à farine, mais la farine c’est seulement 20% du travail ici. Le reste, c’est tout du travail à l’extérieur. », renchérit le meunier d’expérience, Jean-Guy Tremblay.

Aujourd’hui, Héritage canadien du Québec pense bien avoir trouvé la relève de Jean-Guy Tremblay en la personne de Nicolas Burlet. Arrivé de France depuis 2 ans, Nicolas possède près de 20 ans d’expérience dans le métier de meunier, notamment en France, l’a où il a fait sa formation. Il travaille actuellement au Moulin Lacoste de Sainte-Claire, tout venant apprendre auprès de Jean-Guy deux jours par semaine. Nicolas compte pouvoir prendre des fonctions à temps plein au Moulin Seigneurial des Éboulements dès l’été prochain lorsqu’il emménagera dans la région avec sa famille.

« C’est vraiment un privilège pour moi de reprendre ce genre d’activités parce que ça correspond avec qui je suis et ce que je veux faire. Et en plus le pan de boulanger, de mes connaissances en boulangerie, je trouve que c’est un petit plus. Donc voilà, tout au long de ma carrière, il y a plein de choses que j’ai pu faire, que ça soit la vente, la boulangerie, la meunerie qui je suis sûr pourront amener un plus. », nous dit Nicolas Burlet, l’aide meunier.

Même si Jean-Guy Tremblay ne nous cache pas que la transmission du savoir sera difficile en raison du nombre de compétences variées que nécessite la gestion d’un moulin patrimonial, il est sûr qu’elle peut se faire « en étant sur place et en portant attention, en écoutant le moulin ». Malgré sa passion évidente, Nicolas devra vite se familiariser avec « le travail manuel du moulin », nous confie le meunier d’expérience.

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Gisèle Gallot
Gisèle Gallot
5 mois il y a

Quel beau projet , c’est important de trouver la personne qui va avoir la passion .