La qualité de l’eau se dégrade dans plusieurs rivières de Charlevoix

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Par Jérôme Gagnon 5:00 AM - 27 juillet 2025
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Jérôme Gagnon | Le Charlevoisien

La rivière du Gouffre à Baie-Saint-Paul

Les plus récentes données du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), publiées dans la carte interactive du Journal de Québec, mettent en lumière une dégradation de la qualité de l’eau dans plusieurs cours d’eau de la région.

L’écart le plus remarqué a été observé à Baie-Saint-Paul. La rivière du Gouffre y affiche désormais une valeur IDEC de 36, ce qui correspond à un mauvais état (classe C). L’année précédente, la même station présentait un indice de 90, soit un bon état (classe A). Cette baisse importante soulève des inquiétudes sur la santé du bassin versant.

La rivière Malbaie, à La Malbaie, est également passée d’un bon état (indice IDEC de 84) à un état précaire, avec une note de 48. Elle retombe ainsi dans la classe B, qui regroupe les eaux dont la qualité peut être affectée par divers apports.

À Saint-Irénée, la rivière Jean-Noël passe d’un indice IDEC de 70 à 62, conservant un état précaire, mais en légère détérioration. Ces valeurs demeurent à surveiller, selon les seuils établis par le ministère.

Le lac Nairne, à Saint-Aimé-des-Lacs, conserve un état mésotrophe, indiquant une concentration moyenne en nutriments.

Cette tendance survient dans un contexte où Québec a réduit le financement alloué à plusieurs programmes de suivi environnemental.

Selon des experts cités dans un reportage du Journal de Québec, les coupes récentes ne toucheraient plus seulement les surplus, mais affecteraient directement la capacité du gouvernement à assurer la surveillance de la santé des lacs et des rivières à l’échelle du territoire.

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Jacques Gosselin
Jacques Gosselin
7 mois il y a

Si les truites ne survivent plus dans les rivières et cours d’eaux vos lacs eux aussi vont écoper du réchauffement planétaire !
Truites et saumons indigènes sont appelés à disparaître car les eaux trop chaudes nuisent aux fraies des poissons indigènes !
Jacques Gosselin