Baie-Saint-Paul : aurait-on pu éviter l’accident avec des contrôleurs en poste?
Une photo de l’accident survenu le 16 juin dernier sur le boulevard Mgr-De-Laval.
Le président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ), Jean-Claude Daignault, estime qu’une présence accrue de ses membres sur le terrain pourrait permettre de prévenir certains accidents, comme celui survenu récemment à Baie-Saint-Paul, qui a entraîné la mort d’un individu.
Sans affirmer que celui-ci aurait pu être évité, il insiste sur le rôle essentiel des contrôleurs routiers en matière de sécurité publique.
Pour illustrer ses propos, il évoque une situation vécue dans le transport du bois : lorsque des contrôleurs sont présents dans un secteur, les véhicules deviennent soudainement conformes. En leur absence, les surcharges sont fréquentes. « Les camionneurs se parlent. Ils savent quand on est dans le coin. Et tout devient plus conforme », explique-t-il.
Selon M. Daignault, l’absence actuelle d’agents sur le terrain n’a rien à voir avec les négociations syndicales. Elle découle d’un jugement du tribunal concernant le port d’arme, combiné à l’inaction du gouvernement du Québec. Depuis, plusieurs contrôleurs sont restreints dans leurs fonctions et ne peuvent plus intervenir pleinement.
La situation se fait particulièrement sentir dans Charlevoix, où aucun contrôleur routier n’est affecté à la région cet été, selon la FCCRQ. « C’est un jeu de chat et de souris. Mais en ce moment, il n’y a pas beaucoup de chats », résume-t-il.
Les constables sont formés pendant 21 semaines pour inspecter des éléments techniques comme les freins ou les charges. Ils peuvent, par exemple, immobiliser un camion jugé non sécuritaire directement sur place.
Le syndicat soutient que cette absence de présence sur le terrain a aussi un coût économique : jusqu’à 12 millions de dollars par année en pertes pour l’État, en raison d’un nombre réduit d’interventions.
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