Un train de banlieue à Sainte-Anne-de-Beaupré

Par Félix Chouinard 9:55 AM - 24 juillet 2025
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Un train de banlieue pourrait bien voir le jour entre Sainte-Anne-de-Beaupré et Québec. Photo archive

Un projet de train de banlieue reliant Sainte-Anne-de-Beaupré et la gare du Palais de Québec pourrait bien voir le jour sous la direction de Chemin de fer Charlevoix (CFC).

La compagnie Chemin de fer Charlevoix, dont le Groupe Le Massif est l’actionnaire, serait en train d’évaluer l’idée de lancer un service de train de banlieue entre la gare du Palais de Québec, D’Estimauville et Saite-Anne-de-Beaupré-Saint-Joachim.

Le projet n’en serait qu’au tout début de la réflexion, mais le président de Chemin de fer Charlevoix, David Blair, aurait déjà entamé quelques discussions : « On a déjà des discussions avec le CN [propriétaire de la voie entre D’Estimauville et le centre-ville de Québec], avec VIA Rail. Ils sont tous ouverts. Il y a des ajustements à faire, mais il n’y a rien de compliqué. », a-t-il dit au Journal de Québec.

La réalisation du projet nécessiterait beaucoup de fonds, mais également certains ajustements. D’abord, le président de CFC croit qu’il serait important d’être en mesure d’augmenter la vitesse de circulation du train sur le chemin de fer. Il s’agirait ainsi de faire passer la vitesse maximale de 48km/h à 97km/h afin d’être concurrentiel vis-à-vis des autres moyens de transport, croit monsieur Blair. Ensuite, l’intégration d’un passage couvert serait aussi envisagée afin de faciliter un possible pôle d’échange entre le tramway et le chemin de fer au coin d’Estimauville et de Sainte-Anne.

Cette ligne de train permettrait toutefois de faire transiter de nombreux travailleurs et étudiants de la région de Beaupré, voir de plus loin, vers la Capitale nationale. Ce lien de transport en commun offrirait ainsi une option supplémentaire à celles et ceux souhaitant laisser la congestion routière de Québec derrière eux.

Le projet serait donc toujours à la recherche de partenaires pouvant participer à son financement avec CFC. David Blair aurait également mentionné une grande ouverture de la part des responsables publics tels que le maire de Québec, Bruno Marchand, ou encore la ministre des Transports du Québec, Geneviève Guilbeault.

Pas une première

Il est important de noter que cette idée de train de banlieue à Sainte-Anne-de-Beaupré n’est pas nouvelle. Le projet avait été soumis au début des années 2010 pour finalement être abandonné en 2012 à la suite d’une étude de faisabilité.

 Le projet avait été jugé comme étant techniquement réalisable, mais jugé comme beaucoup trop couteux. Éric Desaulniers, alors conseiller municipal et siégeant au comité consultatif du transport en commun, avait dit à Radio-Canada : « On se devait de voir si ce dont on rêvait, c’était possible dans le fond. Techniquement, oui, c’est possible, mais est-ce que c’est possible financièrement? La réponse a sauté très vite aux yeux, c’est beaucoup, beaucoup d’argent. Ce n’est pas une possibilité à court terme. »

Reste donc à voir si CFC et ses futurs partenaires seront prêts à dénouer les cordons de la bourse pour que ce projet de train de banlieue puisse voir le jour.

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Anne Jean
Anne Jean
6 mois il y a

Encore un gouffre sans fond ni de départ ni d’arrivée. Il n’y a plus d’argent pour les projets irréalistes.

Nancy Tremblay
Nancy Tremblay
6 mois il y a

D’accord avec vous Mme Jean, un gouffre sans fond. Espérons que les gens auront le même gros bon sens qu’en 2012. Espérons également que la ministre des transports, Mme Guilbeault ne dénouera pas sa bourse aussi rapidement qu’elle l’a fait en 2024 pour sauver pour la inième fois le train. C’était quelques millions pour CFC et 400 000$ pour l’achat d’un nouveau train qui, en passant, n’a encore jamais été utilisé.