Groupe Océan : « L’Isle-aux-Coudres, c’est là que tout a commencé »
Toute l’équipe du Groupe Océan a célébré mardi l’investissement annoncé par le gouvernement du Québec.
Berceau du Groupe Océan, l’Isle-aux-Coudres demeure au centre de la stratégie de croissance de l’entreprise. Avec l’appui de Québec, le chantier insulaire participera pleinement aux ambitions futures du fleuron québécois du secteur maritime.
L’annonce gouvernementale de ce mardi confirme un soutien de 145 millions de dollars en trois volets, qui permettra notamment de garder le siège social à Québec, d’intégrer des membres de la haute direction à l’actionnariat, et de maintenir le contrôle de l’entreprise entre les mains des entrepreneurs d’ici.
« Ce financement, c’est énorme pour nous. Il assure la pérennité québécoise de notre entreprise. Garder le siège social ici, à Québec, c’était un critère super important pour moi et pour mon associé Gordon Bain », explique le président et chef de la direction du Groupe Océan, Jacques Tanguay.
Il ajoute que l’intégration de l’équipe de haute direction à l’actionnariat représente un geste significatif : « Ça leur permet de bâtir un patrimoine et donne une vision claire pour l’avenir. »
Le président confirme que la transaction s’inscrit dans une logique de « management buy-out » et salue l’ouverture de Gordon Bain, fondateur de l’entreprise : « Il aurait pu vendre à l’étranger, mais c’était important pour nous de garder le contrôle ici. »
Un chantier ancré à l’île
Le chantier de l’Isle-aux-Coudres demeure une pierre angulaire. « L’Isle-aux-Coudres, c’est là que tout a commencé. C’était notre garage. On réparait nos navires, on construisait nos barges. On a développé une super belle expertise là-bas, avec une équipe d’experts en construction navale. »
Aujourd’hui, le Groupe opère trois chantiers : à l’Isle-aux-Coudres, aux Méchins et à Québec.
« Les Méchins ont une expertise surtout en réparation navale de grands navires. Québec a les deux volets. En combinant ça, on devient le quatrième plus grand chantier naval au Canada », lance fièrement ce dernier.
Des contrats majeurs et une cadence à augmenter
Jacques Tanguay souligne que cette croissance, dont bénéficiera L’Isle-aux-Coudres, est le fruit d’une stratégie déployée depuis des années.
« C’est pas un hasard si on est là aujourd’hui. On travaille depuis longtemps à capter le marché. »
Le Groupe est déjà à l’œuvre dans plusieurs projets militaires et maritimes : quatre remorqueurs pour l’armée, contrats avec la Garde côtière, le NGCC Griffon, entre autres.
Avec la multiplication des projets, le défi de la main-d’œuvre est bien réel.
« On est à la recherche de tous les corps de métier qui touchent à la construction et à la réparation navale. Et aussi dans la navigation : on manque de capitaines, d’ingénieurs de salle des machines, de matelots. On ne peut pas automatiser pour ces emplois, on a besoin de bras. »
Les installations sont prêtes, mais il faut du monde. « Le but, c’est d’optimiser la capacité. À la limite, rouler 7 jours sur 7, 24 h sur 24. Ce qu’on a besoin maintenant, c’est d’augmenter la cadence. »
Une fierté d’ici
« Groupe Océan, c’est une entreprise de services très diversifiée, avec une expertise pointue dans plusieurs domaines. On fait le dragage, la construction, le service à la construction. Le pont de l’île d’Orléans se bâtit à partir de nos barges. Le pont Champlain aussi. On est des spécialistes d’acier, de moteur, on a développé l’ingénierie qui va avec. »
Jacques Tanguay est fier de ce que représente l’entreprise.
« Il n’y a pas beaucoup de compagnies capables de faire tout ce qu’on fait ici. On est 100 % québécois, mené par des entrepreneurs, soutenus par la Caisse de dépôt et Investissement Québec. »
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