Annoncée depuis ce printemps, la plateforme d’autopartage communautaire Locomotion pourrait bien voir le jour d’ici la fin de l’été dans Charlevoix selon son représentant Frédérick Létourneau.
Le service d’autopartage serait dans les derniers miles menant à son lancement. « On en est à travailler avec nos partenaires. Donc on se tient assez serré avec le DSI et aussi la MRC de Charlevoix. On est à travailler justement à pérenniser le projet une fois son lancement effectué donc on s’en ligne pour lancer la plateforme d’ici la fin de l’été », nous dit Frédérick Létourneau.
À son lancement, l’équipe bénévole de Locomotion Charlevoix s’attend à avoir une base d’environ 40 usagers, 20 prêteurs et 20 emprunteurs. Ce chiffre, très encourageant pour monsieur Létourneau, n’enlève pas la volonté de l’équipe d’aller chercher encore plus d’usagers par la suite : « c’est une offre qui vient se bonifier avec le plus d’intéressés possible puisque par exemple les gens ont des besoins particuliers les familles qui ont besoin par exemple d’aller chercher les enfants donc qui ont besoin d’une auto lorsque l’école finit par exemple. Les gens ont plein de réalités différentes donc ça prend plusieurs prêteurs avec des situations différentes pour justement offrir différentes options ».
Pour l’instant, le projet ne vise que la ville de Baie-Saint-Paul. Saint-Urbain et Les Éboulements seraient également visés, mais seulement lors d’une deuxième phase de développement. Les résidents de ces deux municipalités se seraient montrés très intéressés par l’implantation des services d’autopartage dans un sondage fait par l’équipe de Locomotion.
Le modèle Locomotion
« Locomotion, c’est basé sur le voisinage. On veut justement favoriser aussi le resserrement des liens sociaux par l’autopartage. Donc l’idée c’est de rendre disponibles des voitures chez un particulier x qui ne s’en sert pas pendant une période de temps x. La façon de procéder généralement c’est via une plateforme web où on a, pour chacune des personnes qui se sont inscrites et qui ont qui ont décidé de prêter leur auto, des disponibilités. Donc les gens qui veulent emprunter vont pouvoir voir pour chacune des autos disponibles, où exactement elles se trouvent et aussi quand elles sont disponibles. Il s’agit après ça de juste réserver la plage horaire et de se rendre chez la personne où il y aura ensuite un échange de clés », nous explique Frédérick Létourneau.
Locomotion mise ainsi sur un modèle communautaire qui émane d’abord de projets citoyens. L’équipe à la tête du projet pour Charlevoix est d’ailleurs composée de quatre bénévoles, tous soucieux de fournir un service adapté aux spécificités de la région. Les tarifs présentés sur le site web de l’organisme à but non lucratif sont d’ailleurs parmi les plus bas au sein de l’offre d’autopartage au Québec, couvrant les dépenses d’usure du véhicule ainsi que l’essence, mais n’ayant pas pour objectif de générer un généreux profit pour locomotion ou pour le prêteur. « Le but ce n’est pas de faire de l’argent. Le prix est vraiment basé sur les conditions actuelles comme le prix de l’essence ou encore la catégorie de voiture. », nous explique monsieur Létourneau.
Est-ce vraiment possible dans Charlevoix?
L’offre d’autopartage au Québec est principalement répartie au sein de villes et de régions bien plus populeuses que Baie-Saint-Paul ou Charlevoix. Par exemple, la communauté locomotion située dans l’endroit le moins populeux est celle de Mont-Saint-Hilaire avec environ 18 859 habitants en 2021.
Toutefois, d’autres modèles font déjà leurs preuves, et ce même dans des régions moins populeuses. En Gaspésie, la Régie intermunicipale de transport Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine (RÉGÎM) offrent depuis 2021 un service d’autopartage qui compte désormais « plus de 300 usagers », nous disait Franceska Desmarais, coordonnatrice aux communications de la RÉGÎM. Leur modèle vise à offrir des véhicules électriques qui sont utilisés par les municipalités en journée et disponibles à la population hors des heures de travail.
Plus près d’ici, la municipalité de Saint-Siméon offre également un service d’autopartage sous le même modèle que la RÉGÎM. Comptant pour l’instant une seule voiture électrique, l’offre d’autopartage de Saint-Siméon permet toutefois de « bien répondre aux besoins des résidents ne possédant pas de voiture » selon Josyane Gauthier, directrice générale de la municipalité de Saint-Siméon.
Du côté de Locomotion, on aurait tenté des démarches auprès de la ville de Baie-Saint-Paul pour inclure un volet semblable à celui de Saint-Siméon ou de la RÉGÎM sur leur plateforme. La ville n’aurait toutefois pas encore donné suite à leur proposition.
Finalement, Frédérick Létourneau espère que ce projet citoyen permettra « d’en faire naître d’autres qui pourraient, ensemble, venir pallier le manque d’offre de mobilité durable dans la grande région de Charlevoix. »
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