Le Festif ! est dans son « prime », comme disent les anglos. L’éternel ado gagne en maturité et nous a prouvé une fois de plus qu’il est possible de conjuguer maîtrise de la situation et renouvellement constant. Audacieux combo s’il en est…
Certes, Le Festif ! pourrait s’asseoir sur un très beau parterre de lauriers, mais ce serait sans doute plate pour la bande de « défiphages » qui le bricole avec de plus en plus d’agilité !

Recevoir 50 000 personnes à Baie-Saint-Paul sans en échapper un seul dans le courant de la rivière, sans cou cassé dans un body surfing endiablé, sans carambolage ni embouteillage monstre, sans mosh pit qui vire au drame, est-ce que ça se qualifie de tour de force ?
Le Festif ! fait bien, voire très bien les choses, oui, mais il y a sans doute une part de magie multicolore dans l’équation.

Il y a bien eu quelques chevilles foulées, des « raves » bruyants et illégaux qu’il aura fallu débrancher (vendredi soir près de la Caisse Desjardins, sous le pont le soir suivant…), un enfant perdu 4 minutes au Parvis (parti faire sa vie de préado de 11 ans au Festif ! Y’a pire comme trauma), quelques vélos volés, des bris ici et là sur des terrains privés, des aléas, oui, mais rien pour écrire à sa mère ni pour lancer les hauts cris…
Cette magie-là, on ne peut toutefois pas s’asseoir dessus et je suis pas mal certaine que l’équipe le sait. On traversera la rivière rendu au Pont Leclerc ! (D’ailleurs, y’aura un enjeu d’accès à la nouvelle plage juste à côté à gérer…)
L’heure est au décompte de la multitude de moments parfaits, aux derniers frissons de la vague d’amour, à la contemplation d’une toute nouvelle collection de souvenirs, petits cailloux précieux plus brillants les uns que les autres !
En attendant l’édition 17, voici mon Festif ! en 5 arrêts sur l’image de pure joie !
—Lou-Adriane Cassidy en « pop-up » sur la rue Saint-Jean-Baptiste

Je manque de mots pour décrire ce moment d’absolue connexion entre 10 voix amies réunies sur un « stage » de fortune au cœur d’une rue bondée. Ceux et celles qui y étaient sauront pourquoi les mots sont difficiles à aligner. On avait, collectivement, la larme à l’oeil, la chair de poule malgré le soleil de plomb, le cœur goulu…Pour les plus sages (résistons à l’âgisme), c’est comme si on avait réuni sur une scène Pauline Julien, Diane Dufresne, Ginette Renaud, Marie-Michèle Desrosiers, Céline Dion, Marie-Denise Pelletier, mettons… Les nouvelles divines divas s’appellent Ariane Roy, Ariane Moffatt, Lysandre, Klo Pelgag, Marie-Pierre Arthur, Naomie de Lorimier (N Nao), Hawa B, Stéphanie Boulay et Rose Perron. De l’ordre de l’inoubliable.
—Les shows à la Virevolte

Mon Dieu que j’aime cette scène-là ! Le public, sous le feuillage, le cul vissé sur des caisses de pommes ou posé dans l’herbe fraîche, y vibre sur une fréquence singulière. Qu’on y lance de dynamiques « Wo ! » avec un Paul Piché rigolard et sympathique sous un crachin coquin, ou qu’on s’émeuve avec le beau Stéphane Lafleur et sa bande d’Avec pas d’casque, qu’on ait le cœur en fleur avec Pierre Flynn en mode quatuor à cordes, ou qu’on plane avec une Dominique Fils-Aimé, reine sereine, cette scène-là offre une suite de moments de grâce !

—Comme un sage avec Klo Pelgag, Marie-Pierre Arthur et cie
On pensait avoir atteint notre quota de submersion émotive, mais Klo Pelgag nous a noyée, littéralement, lorsqu’elle a convié sur scène François Lafontaine et Marie-Pierre Arthur pour interpréter Comme un sage de Serge Fiori. Le trio était de l’hommage à Fiori lors de ses funérailles nationales quelques jours plus tôt, un moment qui a visiblement bouleversé la Klo et ses acolytes. Pour ceux qui croient à l’au-delà, Fiori le grand, l’immense, était sûrement touché de nous voir sangloter comme des bébés en quittant doucement le parterre de la Scène Desjardins…
—Catherine Leduc dans la Cour à Johanne

Me croirez-vous si je vous dis que je n’avais jamais assisté à un concert dans la Cour à Johanne ? Cette grave erreur est désormais corrigée et bien corrigée avec la gang de Catherine Leduc. Gamine heureuse, celle qu’on a écoutée en boucle en famille à l’époque Tricot Machine nous a prouvé qu’elle était plus qu’une autrice de comptine (allo, L’ours !). Le lieu est parfait, improbable, îlot verdoyant au cœur de la ville. Merci aux hôtes qui, année après année, le mettent sur la route des festivaliers.
—Le Camping du bonheur
Pour monter notre campement cette année, on a dit oui à l’invitation d’une festivalière aguerrie que je ne nommerai pas pour lui éviter l’inondation de réservations pour l’an prochain (on tient à notre spot !!). Mais je tiens publiquement ici à lui dire un énorme MERCI ! Le set up était impeccable, la compagnie solidaire et agréable, le petit bureau dans le portique parfait pour la rédaction matinale, la rivière délicieuse et salvatrice. On réserve pour l’année prochaine ! Et les suivantes ! (On t’aime et tu es une personne exceptionnelle, sache-le !

Je pourrais allonger cette liste d’une multitude de points de forme. Les sourires sur les visages des nigériens d’Étran de l’Aïr à la scène de la Micro, le passage de Zouz, Kap Bambino et tous les autres au garage du Curé, le Bretzfondue d’À la Vache juste à temps dans les dents, la multitude d’amis croisés, le premier body surf de ma fille qui fêtait ses 21 ans avec Choses sauvages, un Fred Fortin ému au party des 20 ans de Planter le décor, la souris géante qui dansait sur du Tom Waits, la toute puissante Soleil Launière au Quai… Mais il faut savoir s’arrêter ! Disons qu’on a quelques heures de sommeil à rattraper…


#jaihateaufestif !
Et un petit cadeau (pardon pour la piètre qualité de la vidéo!) pour ceux qui auront lu la chronique jusqu’au bout…
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.
Merci Émelie !
J’ai manqué ce bout sage de Klo et Cie …
encore une fois, le Festif, quelle affaire! quel voyage!
Lou Adriane, je me doutais bien qu’elle y serait , mais jamais comme ça!
Couverts de bleus, j’ai tout donné à Gogol et Grim haha !
La paix à la Virevolte, à tous les ans …
Bravo à toute l’équipe, .. cet événement merveilleux et unique !!
On y sera, toujours