Prévention et sécurité : une priorité bien établie au Festif! de Baie-Saint-Paul
Les deux intervenantes devant la zone réconfort
Le Festif! de Baie-Saint-Paul a fait de la prévention et de la réduction des méfaits une priorité incontournable de son organisation. Avec les années, le modèle mis en place a démontré son efficacité, tant par la qualité des interventions que par l’écoute active des besoins du public.
L’édition 2025 s’inscrit dans cette continuité, avec une équipe renforcée sur le terrain et une présence accrue d’organismes spécialisés. Parmi eux, l’organisme Vision d’Espoir est de retour cette année avec deux intervenantes : Marie-Pier Turcotte, en prévention des dépendances, et Stéphanie Lachance, en réduction des méfaits.
Jusqu’à samedi soir, elles sont présentes pour accompagner les festivaliers à travers une approche bienveillante et proactive, misant sur l’information, l’écoute et la distribution de matériel de réduction des risques.
Parmi les services offerts : matériel de consommation stérile, condoms, électrolytes, bouchons d’oreilles et tests de détection de fentanyl. Ces outils visent à minimiser les risques associés à la consommation d’alcool ou de drogues, dans un cadre festif où la réalité de la consommation est bien présente.
L’équipe peut aussi compter sur la collaboration de SAPSA, un organisme spécialisé dans la détection de substances et les soins médicaux.
Des intervenants viendront appuyer les efforts sur place dans les prochains jours, notamment pour analyser la composition de certaines substances.
Stéphanie Gingras, directrice des communications du Festif!, insiste sur l’importance de cette approche intégrée. « C’est très important pour nous. On a, entre autres, la zone de réconfort dans la zone des services, un espace central où plusieurs organismes sont présents pour venir en aide aux festivaliers. Il y a aussi des unités mobiles qui se promènent sur tous les sites, et on est très réactifs sur les réseaux sociaux. »
La communication, la clé
Le festival mise également sur une communication directe avec les festivaliers : des affiches sont installées dans les toilettes et près des bars pour rappeler que toute situation préoccupante peut être signalée à la zone de réconfort ou via le 911.
Quelques blessures mineures ont été rapportées au fil des ans, mais la situation demeure bien maîtrisée.
« Je touche du bois, mais ça va relativement bien. Nos équipes travaillent fort. D’autres festivals nous contactent pour en savoir plus sur nos méthodes, pas seulement pour la sécurité, mais pour toute la structure de gestion. »
L’un des piliers du modèle, selon elle : l’écoute. « Chaque année, on consulte les festivaliers. On leur demande ce qu’on peut améliorer, ce qu’ils ont vécu. Et on agit. Il manque des toilettes ? On en ajoute. On ne se pose pas de questions, on écoute et on adapte. »
Après trois ans de présence, les intervenantes de Vision d’Espoir constatent elles aussi un changement : leur kiosque est identifié rapidement, les gens viennent chercher du matériel, poser des questions ou simplement discuter.
Marie-Pier et Stéphanie rappelent que .es services offerts sont gratuits, accessibles à tous, sans discrimination, et visent à soutenir toute personne, qu’elle consomme ou non.
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Bravo pour votre impliquation ds le milieu du Festif pour la,sensibilisation et la prévention.