Cap sur les 100 000 $ : Yvon Perron relance l’exposition en attendant un vrai toit
Yvon Perron a une belle collection des anciennes maisons de Cap-aux-Oies, qu'il a reproduit en maisons miniatures.
À 82 ans, Yvon Perron espérait que ses célèbres maisons miniatures aient trouvé refuge ailleurs pour l’été 2025. Mais faute d’avancées du projet présenté en 2023, l’exposition est de retour pour une 14e et dernière saison.
Yvon Perron continue de recevoir les visiteurs venus admirer ses maisons miniatures, malgré un début de saison plus lent.
« On est arrivés tard cette année, le 24 mai. Le mois de juin a été tranquille, mais là, c’est commencé », raconte-t-il.
Depuis plus d’un an, M. Perron attend des nouvelles d’un projet porté par le Musée de Charlevoix, visant à préserver et exposer ses œuvres de façon permanente. Il affirme avoir multiplié les appels cet hiver, sans succès.
« Le musée m’a dit qu’il n’avait pas eu le temps de trouver un endroit approprié », explique-t-il. Il confirme avoir aussi tenté de relancer la MRC. Pour lui, il est grandement temps de redonner le flambeau.
« J’avance en âge, et je ne reviendrai pas après cette saison. Si rien ne se règle, les maisons vont retourner dans la remise. »
Un dernier objectif : franchir les 100 000 $
L’exposition demeure ouverte tout l’été, toujours sur contribution volontaire.
À ce jour, plus de 82 000 $ ont été remis à la Société de la SLA du Québec (SLA). L’objectif 2025 : récolter 18 000 $ supplémentaires.
« Il manque environ 8000 $. On va faire tout ce qu’on peut », affirme le bénévole.
Même si le projet tire à sa fin, Yvon Perron reste fidèle à son engagement.
« Tant qu’il y a du monde qui vient et que je suis capable, je continue. Mais là, c’est le temps que ça bouge. »
Joint lundi matin, le directeur général du musée, Sylvain Gendreau, affirme que l’objectif demeure de les prendre. Ils seront éventuellement ajoutés à la collection après cette saison. Il évoque un problème de communication.
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Je pense que Le Comité Vision Cap-aux-Oies et la Municipalité des Éboulements devraient mettre tout leur poids pour que ce projet d’acquisition par le Musée de Charlevoix voit le jour en 2025. La qualité des artefacts et la générosité de son auteur en valent le prix. Le gouvernement du Québec doit payer la plus grande part.
Pierre Bonin, habitant de Cap-aux-Oies, Les-Éboulements.