Malgré un départ plus tardif que les années précédentes, Réseau Charlevoix dresse un bilan positif du premier mois d’opération de son train touristique en 2025.
« On a environ quatre semaines derrière nous, et je suis agréablement surprise des résultats jusqu’à présent », affirme Nancy Belley, directrice générale de Réseau Charlevoix. L’achalandage est comparable à celui de l’an dernier, bien que l’organisme ne fasse circuler qu’un seul train actuellement.
Les forfaits incluant une nuitée à destination suscitent un intérêt marqué, particulièrement à La Malbaie.
« De plus en plus de visiteurs choisissent de dormir à destination. Ils apprécient l’offre clé en main : voyage en train, transport vers l’hôtel et hébergement », précise Mme Belley.
La balade ferroviaire entre Baie-Saint-Paul et La Malbaie s’impose aussi comme un produit très populaire. L’achalandage enregistré pour ce trajet court est en nette hausse, notamment depuis le début du mois de juillet.
Le partenariat avec Groupe Voyages Québec (GVQ) contribue à attirer une clientèle plus diversifiée, assure Nancy Belley. Ce lien permettrait d’intégrer le train de Charlevoix à des circuits plus larges et de profiter de la notoriété de l’agence.
Un service de plus en plus utilisé
D’ailleurs, parmi les nouveautés, la navette entre Petite-Rivière-Saint-François et Baie-Saint-Paul, mise en place avec la municipalité, commence elle aussi à porter ses fruits. « Depuis le début juillet, j’ai des familles, des personnes âgées, des groupes d’amis qui l’utilisent tous les jours. Ils viennent passer quelques heures à Baie-Saint-Paul, magasinent ou prennent un verre, puis retournent. C’est vraiment un beau service », souligne Mme Belley.
L’organisme a aussi bonifié ses efforts promotionnels en lançant des campagnes plus soutenues avec des partenaires comme PointGo, Cogeco et Cargo.
Réseau Charlevoix dispose de quatre trains, mais un seul est utilisé pour le service régulier. Les autres sont réservés pour la haute saison ou des événements privés. Malgré l’âge des trains construits dans les années 1980, les interruptions de service demeurent rares, certifie la D.G.
« Quand c’est mécanique, ça se règle rapidement. Quand c’est électronique, ça demande plus d’analyse. Mais on n’a jamais été arrêtés des heures en bordure de voie », précise Nancy Belley.
Alors que les semaines les plus achalandées de l’été approchent, la directrice reste optimiste, tout en rappelant que l’organisme bénéficie d’un soutien public limité et dépend fortement de ses résultats pour assurer sa pérennité.
Avec la collaboration de Victor Carré
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On dirait que madame Belley a retrouvé la recette qui existait à l’époque de la rentabilité. Et dire que sa pérennité est garante des résultats c’est la norme pour être en affaires. Pas celui d’être accroché au subvention et aux dons.
très bien résumé !
Le wagon que nous avons pris en juin aurait besoin d’amour, les dossiers des sièges étaient dans un piteux état. Pour le prix que vous chargez ça devrait être une priorité.
On reconnait bien la tactique de Mme Belley. Dire que le train apporte des retombées économiques pour ensuite forcer la main aux municipalités pour de l’aide financière avec nos taxes. Ils font de “faux” 2 pour 1 (si on compare avec les prix de 2024) pour attirer la clientèle et ce en pleine haute saison. Pour qu’une organisation fasse cela, ça veut dire que les billets de ne se vendent pas. Ce qui est aberrant, les gens qui ont déjà acheté les billets et forfaits, ne peuvent pas obtenir de remboursement. Est-ce possible de savoir quel est l’achalandage moyen pour juin ? Étant donné que le train fonctionne grâce à nos impôts et taxes, ce serait légitime de nous informer des vrais chiffres.
A ma connaissance le train est resté en panne pendant 2 heures à Beaupré le 7 juillet. Et environ moins d’une dizaine de clients pour coucher une grosse journée.