Futur parc de la Côte-de-Charlevoix, trois pôles, trois réalités
Les trois principaux pôles du futur parc de la Côte-de-Charlevoix: Baie-des-Rochers, les Palissades et la Pointe-aux-Alouettes.
Outre le secteur de Baie-des-Rochers, le parc de la Côte-de-Charlevoix compterait également des pôles sur le site historique de la Pointe-aux-Alouettes (Baie-Sainte-Catherine) et aux Palissades (à Saint-Siméon). De part et d’autres, l’accueil est différent, constate l’anthropologue de la firme Humain Humain chargée de mener une consultation ethnographique, Méralie Murray-Hall.
Le « palmarès » des inquiétudes diffère selon les secteurs. « À Baie-des-Rochers, il y tout un volet de mémoire, de la façon d’être dans l’espace, de connecter avec la nature, ce territoire qu’ils ont développé sur des centaines d’années. Ce sont les gens plus accueillants de l’univers, mais là, on pousse leur capacité d’accueil », illustre Mme Murray-Hall.
Les résidents mentionnent toutefois que des emplois pour les jeunes seraient bienvenus et favoriseraient peut-être le retour au bercail de certains. La protection de certaines infrastructures comme la chapelle, le quai et la bonification de certaines comme les égouts, l’aqueduc, sont également perçues positivement.
Aux Palissades, un des pôles du parc projeté, une communauté de « trippeux » d’escalade sent venir la fin d’une époque. « C’est une autre histoire, une autre étoffe. C’est un lieu de défrichage de grimpeurs, et il y a une communauté très libre qui est rattachée à ce lieu. C’est cette liberté-là qu’ils vont perdre et c’est un deuil. »

Pour Baie-Sainte-Catherine, l’indice de désirabilité est un peu plus élevé, perçoit l’anthropologue. « Le patrimoine bâti à la Pointe-aux-Alouettes (NDLR : un des pôles du parc) est une grande préoccupation. J’entends des « on a peur que le feu pogne là-dedans si c’est pas géré ». Ici, on nous dit aussi « amenez-en du monde, pour faire vivre notre coop, notre collectivité ».
Le rapport de Humain Humain sera déposé en décembre.
« On fait le même travail avec le ministère qu’avec la communauté. Je fais des entretiens de fond sur la mission, pourquoi ils font ça, c’est quoi leurs projections… Dans le cours du processus, il y a déjà des résultats, dans la façon dont ils comprennent les communautés. Les résultats sont assez extraordinaires ! On se parle des vraies affaires. Oui, je suis mandatée par le ministère et je parle le langage des fonctionnaires, mais ma compréhension de ce langage, je veux la mettre au service de la communauté pour qu’on identifie, ensemble, ses besoins», conclut Méralie Murray-Hall.
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Pour Baie des Rochers cela fait déjà plus de 45 ans que nous avons marché avec notre famille sur leurs sentiers, et j’y retourne avec mes petits-enfants.
À mon avis personnel, c’est un endroit qui a besoin d’amélioration tout en gardant son cachet naturel et la tranquillité des résidants.
Francine Bergeron.