À Clermont, la Maison Desmeules continue de naviguer dans l’incertitude. Bien que l’installation des gicleurs exigée par la nouvelle réglementation soit complétée, d’autres travaux de mise aux normes demeurent à réaliser avant d’obtenir la certification officielle.
Sans ce document, aucune aide gouvernementale ne peut lui être versée.
« On doit toujours supporter financièrement tous les travaux jusqu’à l’obtention officielle de la conformité pour ensuite avoir l’aide financière. Nous avons déjà injectés des centaines de milliers de dollars. Donc c’est sûr qu’actuellement on est toujours en mode sur le respirateur artificiel », explique la copropriétaire et directrice, Audrey Tremblay.
La direction espère recevoir un montant pouvant aller jusqu’à 103 000 $, sans garantie à ce stade. « On est toujours dans le même état que dans les derniers mois, la tête n’est pas sortie de l’eau. Je vous dirais qu’on travaille fort, on nage le mieux qu’on peut », illustre-t-elle.
Mme Tremblay espère obtenir la certification en 2025. Une campagne de sociofinancement lancée en 2024 pour soutenir la résidence n’a permis de récolter qu’un peu plus de 1000 $, bien loin des besoins de l’établissement, qui demeure l’une des dernières RPA privées encore en activité dans Charlevoix.
À pareille date l’an dernier, les propriétaires dénonçaient déjà une situation « hautement frustrante ». Croyant obtenir une aide financière significative, ils s’étaient retrouvés à devoir couvrir eux-mêmes les coûts liés aux travaux exigés.
L’installation des gicleurs, bien qu’essentielle pour la sécurité, a contribué à leur précarité financière. Ils affirmaient alors avoir été mal informés sur les modalités du programme d’aide.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.