Des paramédics interpellent la ministre Bélanger à Saint-Hilarion
Le président du Syndicat des Paramédics de Charlevoix (FSSS-CSN), Kevin Côté, et le vice-président santé-sécurité et mobilisation du Syndicat, Jason Larouche-Roy, étaient présents pour accueillir la ministre Sonia Bélanger à Saint-Hilarion.
L’inauguration officieuse de la nouvelle Maison des aînés de Saint-Hilarion, tenue lundi en présence de la ministre déléguée à la Santé et aux Aînés Sonia Bélanger, a été marquée par la présence de paramédics en grève venus rappeler l’impasse des négociations.
Les représentants syndicaux Kevin Côté, président des paramédics de Charlevoix, et Jason Larouche-Roy, vice-président, ont saisi l’occasion pour faire valoir leur message. D’abord stationnés en face de l’édifice, ils ont dû se déplacer à la demande des organisateurs. Leur objectif : rencontrer des représentants politiques et réitérer leurs revendications.
Tant la députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, que la ministre Sonia Bélanger ont pris le temps de s’entretenir avec les syndiqués. Mme Bourassa a tendu la main pour une rencontre plus formelle dans les prochaines semaines. La ministre, pour sa part, a salué le travail essentiel des paramédics et insisté sur l’importance de maintenir un dialogue ouvert. Elle s’est engagée à porter leurs préoccupations à ses collègues ministres.

« C’est toujours à recommencer. On signe pour trois ou quatre ans, et quand on finit par obtenir une entente, elle est échue après six mois », déplore Kevin Côté. Le président rappelle que la grève ne touche pas directement les usagers, les services essentiels étant maintenus. « Mais c’est justement ce qui nous désavantage. On ne peut pas se permettre de laisser un appel sans réponse. Notre conscience professionnelle nous l’interdit. »
Le syndicat a réitéré ses principales demandes, notamment en ce qui concerne le salaire et l’horaire de travail. Les représentants espèrent désormais que le gouvernement débloquera rapidement les mandats nécessaires à l’avancement des discussions. « Il va falloir que les négociateurs aient enfin les mandats pour que ça avance », souligne M. Côté.
Dans Charlevoix, environ 70 paramédics couvrent le territoire. Le recrutement demeure un défi constant, notamment en raison des conditions de travail et des salaires peu compétitifs. « On est toujours en train d’essayer de convaincre les gens de rester. C’est difficile de bâtir une stabilité dans ces conditions. »
La situation actuelle, marquée par des négociations qui s’enlisent, pèse lourd sur le moral des troupes. « Le métier est déjà exigeant. À cela s’ajoute un sentiment de non-reconnaissance et des problèmes psychologiques comme le stress post-traumatique », ajoute M. Côté.
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L’actuel GVT ne les surnommaient pas nos Anges …eux et les,infirnières durant la Pandémie ils méritent un meilleur traitement tant qu’à moi.