Martine Vallée quitte avec le sentiment du devoir accompli

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Par Victor Carré 5:00 AM - 21 juin 2025 Initiative de journalisme local
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Victor Carré | Le Charlevoisien

La directrice générale du Centre de services scolaire de Charlevoix a dressé un bilan de ses 13 années en poste.

La directrice générale du Centre de services scolaire de Charlevoix, Martine Vallée, a conclu vendredi sa carrière après 33 années de services. Elle quitte ses fonctions avec un sentiment de fierté et du devoir accompli.

Arrivée dans sa région d’adoption en 1992 pour y enseigner la musique, la principale intéressée avoue d’emblée qu’elle ne se serait jamais vue à cette fonction à ses débuts. « Je n’y aurai pas cru. J’ai vraiment vécu une vie professionnelle où se sont présentées des opportunités », explique celle qui a occupé la direction des services éducatifs avant de devenir la numéro 1 du CSS de Charlevoix.

Ses 13 années en tant que DG n’ont pas toujours été un long fleuve tranquille. Elle a dû jongler avec les restrictions budgétaires qui faisaient rage entre 2012 et 2016, en plus de faire valoir les iniquités quant aux financements des commissions scolaires. « On a travaillé très fort pour faire reconnaître cela. Le rapport du Vérificateur général du Québec en 2017 a permis de mettre la lumière sur l’enjeu et c’est à partir de ce moment-là que le ministère de l’Éducation nous a autorisé à faire des budgets déficitaires », se rappelle-t-elle.

Ironiquement, Mme Vallée cèdera sa place dans un contexte de compression. « On est tellement occupé à analyser tout ça que ç’a ne m’a pas trop passé à l’esprit que mon mandat se termine vendredi », laisse-t-elle entendre.

Elle ne pouvait passer sous silence la période de la pandémie qui a su changer la gestion du milieu de l’éducation. Ce fut, selon elle, un moment « formateur » pour le CSS qui aura permis à l’organisation de moderniser ses équipements technologiques et, par le fait même, réinventer l’éducation.

De commission… à centre

L’ère Vallée aura aussi été marquée par l’abolition des Commissions scolaires pour laisser place aux Centres de services scolaires, deux entités qui sont à la fois différentes, mais comparables selon elle. « Une gouvernance est là pour veiller à la mission qu’on gère adéquatement les fonds publics et que le service soit rendu de façon équitable sur le territoire. […] La seule différence qu’il y avait à l’époque avec le conseil des commissaires, c’est qu’il pouvait jouer davantage une posture politique, comparativement à ce que le conseil d’administration peut faire actuellement », soutient-elle.

Martine Vallée se sent d’ailleurs choyée d’avoir eux des présidences de qualités. « J’ai eu un excellent président en Pierre Girard qui m’a appris beaucoup de choses par rapport à la posture politique. Avec Lucie Maltais présentement, c’est un pur bonheur aussi, elle est une force de la nature et l’élève est tatoué sur son cœur », souligne la directrice générale sortante.

Un parc en meilleure posture

Même si le parc immobilier était déjà en santé lors de son arrivée en poste, les années sous la direction de Martine Vallée ont été ponctuées par la construction et la rénovation. 

Il n’y a qu’à penser à l’agrandissement de l’école Sir-Rodolphe-Forget à Baie-Saint-Paul, à la construction de l’école des Eaux-vives à La Malbaie, aux travaux majeurs apportés à l’école secondaire du Plateau et au centre éducatif Saint-Aubin, ou encore la mise en branle du projet de nouvelle école primaire pour Clermont.

Ces nombreux projets sont attribuables entre autres à l’opportunité de réaliser des analyses sismiques, liées de près avec les chantiers respectifs des hôpitaux charlevoisiens. « Cela a permis de rehausser l’état de nos bâtiments. […] Dans mes premières années, je n’aurai jamais cru que de nouvelles écoles seraient construites dans la région », soutient Mme Vallée.

Le successeur de Martine Vallée aura plusieurs défis à relever, selon la principale intéressée. Faire face aux restrictions budgétaires, rehausser le taux de diplomation, diminuer le taux de décrochage et personnaliser les approches éducatives en fonction des besoins des élèves ne sont que quelques exemples.

« Je suis convaincue que nous avons la capacité de revenir dans le premier tiers des centres de services où le taux de réussite est le plus élevé au Québec », affirme Mme Vallée.

Ici pour rester 

Martine Vallée continuera d’habiter dans Charlevoix et écarte un retour à son Ontario natal. Elle prendra un peu de recul au courant des prochains mois, mais il n’est pas exclu de la revoir dans la sphère publique charlevoisienne dans un autre mandat. 

« Je ne me suis pas encore imaginée ce que sera la suite. Je fais confiance à la vie, le chemin se tracera et on verra où ça nous mène », conclut-elle en remerciant le personnel qu’elle a côtoyé à travers les années et en souhaitant une belle continuité au Centre de services scolaire de Charlevoix.

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Anne Jean
Anne Jean
6 mois il y a

Bravo madame Vallée. Vous avez marqué les esprits et fait avancer l’éducation dans notre région de façon professionnelle. Bonne retraite.

Catherine Leclère
Catherine Leclère
6 mois il y a

Que de bons souvenirs à travailler ensemble…
L’accueil chaleureux, l’écoute et le professionnalisme vous honore !
Bonne retraite.

Rita tremblay
Rita tremblay
6 mois il y a

Du beau,très beau travaille Mme Martine ! Et que la vie continue d’être bonne pour vous .