L’INRS et le CECC lancent une collaboration en recherche
Amélie Forget, directrice de l’implantation du Centre Ruralité durable de l’INRS, Louis-Michel Tremblay, directeur par intérim du CECC, Geneviève Laurin, enseignante-chercheuse en biologie, et Jasmin Raymond, professeur à l’INRS spécialisé en géothermie, ont pris part à la rencontre.
Le Centre d’études collégiales en Charlevoix (CECC) et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) ont conclu une entente de collaboration visant à renforcer les liens entre leurs communautés scientifiques, mutualiser leurs ressources et favoriser la recherche appliquée dans la région.
Signée officiellement le 13 juin, cette entente s’inscrit dans le prolongement de collaborations amorcées depuis plusieurs années entre les établissements. Elle vise à faciliter la mise en place de projets conjoints, le partage d’infrastructures, ainsi que l’accès réciproque aux réseaux de partenaires.
Une première activité concrète s’est tenue lundi à La Malbaie, sous forme d’une journée de maillage réunissant des chercheuses, chercheurs, enseignantes et enseignants des deux institutions. Chacun a présenté ses domaines d’expertise et ses intérêts de recherche afin d’identifier des pistes de travail communes.
« Cette entente va faciliter les échanges, le partage d’infrastructures et l’intérêt des étudiants pour la recherche appliquée. On veut bâtir un terreau fertile pour les mois et années à venir », explique Amélie Forget, directrice de l’implantation du Centre Ruralité durable de l’INRS.
Pour lancer les discussions, le thème des « iniquités dans les transitions » a été choisi. Il englobe des enjeux comme la transition énergétique, la transition climatique et les transformations sociales ou économiques affectant les régions.

Une collaboration structurante pour l’enseignement supérieur régional
Au CECC, cette entente représente une avancée majeure pour les étudiants et pour le développement des savoirs dans Charlevoix.
« On fait de l’enseignement supérieur ici depuis plus de 30 ans, mais cette entente ajoute un nouveau levier de développement. Nos étudiants auront accès à des connaissances de pointe et à des expériences concrètes en recherche », explique Louis-Michel Tremblay, directeur par intérim du CECC.
L’enseignante-chercheuse Geneviève Laurin annonce par ailleurs que le CECC mettra en place dès l’automne 2025 le parcours « Recherche-Études au collégial », un programme qui permet aux étudiants de s’initier activement à la recherche scientifique.
« C’est aussi un moyen de stimuler l’intérêt des jeunes pour les études supérieures, tout en valorisant la recherche faite ici même à Charlevoix », dit-elle.
Un potentiel de recherche ancré dans le territoire
Pour Jasmin Raymond, professeur à l’INRS et spécialiste en géothermie, la présence de chercheurs dans la région permettra d’adresser des enjeux concrets, comme la dépendance aux énergies fossiles dans les milieux isolés ou les besoins en développement durable adaptés aux réalités locales.
« Avoir des chercheurs sur place permet de proposer des solutions concrètes aux problématiques du territoire. Par exemple, on peut penser à des systèmes géothermiques collectifs qui desservent plusieurs bâtiments, au lieu d’un seul, pour favoriser les retombées locales », illustre-t-il.
Charlevoix, en raison de son histoire géologique unique, offre selon lui un terrain d’exploration scientifique exceptionnel.

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Il semble avoir beaucoup d’ouverture pour favoriser le développement et l’attractivité de notre centre d’études prioritairement. Porteur pour l’avenir régional.