Rencontre houleuse pour la Zec des Martres
La rencontre d’information organisée par la Zec des Martres avec le ministère de l’Environnement a été le théâtre de vives critiques de la part de plusieurs membres sur la gestion du dossier des campings aménagés, alors que 100 % des campeurs doivent se conformer d’ici le 30 juin.
« Plus de 90 % des campeurs ont des installations non conformes. Il faut que l’ensemble des campeurs soient conformes. Je négocie une autorisation de commerce avec la Zec des Martres. On met une pression pour qu’elle le retrouve. Ça fait des années d’inaction », a prévenu Annabel Carrier, directrice de la gestion de la faune – Capitale-Nationale – Chaudière-Appalaches au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Mme Carrier affirme toutefois avoir « vu le c.a. (de la zec) travailler. On a confiance d’avoir la collaboration jusqu’au 30 juin », date butoir qui permettrait à la zec de récupérer le droit de commerce qui lui a été retiré le 23 janvier dernier.
Plusieurs membres ont souligné le fait que tous ceux qui se seront conformés seront quand même pénalisés si certains ne le font pas. Le directeur général de la Zec des Martres, Frédéric Guérin, a tenu à les rassurer. « Mettons qu’il y en a cinq qui ne veulent pas se conformer, le ministère pourrait évaluer au cas par cas. On pourrait expulser les personnes » qui s’exposent à « des amendes salées » allant de 2 500 $ à 12 500 $.
Le c.a. a cependant été plusieurs fois blâmé lors de la soirée, notamment à propos de ses indications sur la conformité des installations de camping. « On nous a dit : cassez-vous pas la tête, c’est juste de la quincaillerie. Ces gens-là ont induit en erreur les campeurs. Aujourd’hui, on nous dit : vous n’avez pas fait ce qu’il fallait. Le lien de confiance est brisé », a clamé un membre, Jean-François Gilot.

L’attaché politique de la députée Kariane Bourassa, Rock Laviolette, était présent et a mentionné qu’il recevait beaucoup d’appels de membres dans l’incompréhension. Il a reproché au ministère son manque de clarté sur ses attentes envers les campeurs.
« Il y a plein de subtilités qui ne sont pas claires », a lancé Catherine Godin, qui accuse la zec d’avoir continué d’autoriser la vente d’installations de gré à gré jusqu’à l’automne 2024 sachant que ce n’est plus autorisé par le gouvernement depuis 2017.
Alors que les campeurs accèdent généralement à leurs sites en mai-juin, l’échéance du 30 juin « est très courte pour se conformer », a signifié une personne. Frédéric Guérin a affirmé qu’il soumettra une demande d’extension au ministère.
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Utiliser le mot « Inaction » est poli. Les administrateurs de la ZEC ont été frondeurs et agressifs dans leurs interprétations des règles gouvernementales. De plus, plusieurs campeurs ont fait preuve d’aveuglement volontaire. Nul ne pouvait ignorer les divers avis et attentes gouvernementales pendant aussi longtemps. Aujourd’hui, on cherche des coupables mais la situation de la ZEC des martres est unique au Québec et l’ensemble des membres et les gens qu’ils ont élus devraient se regarder dans le miroir.