Legault défend sa stratégie face aux menaces de tarifs de Trump
Accusé d’avoir «vendu à rabais» le Québec, François Legault a dû défendre, jeudi, ses stratégies de négociations devant la menace de droits de douane du président Donald Trump sur les produits canadiens comme l’aluminium.
Il a assuré qu’il allait «jouer dur» si les Américains jouent dur.
À son retour d’une mission de deux jours à Washington, il a fait face aux critiques de l’opposition qui lui reproche notamment de faire déjà des concessions, mais aussi de menacer de mettre en place des droits de douane réciproques sur l’aluminium – ce que l’industrie voit d’un mauvais oeil au Québec.
Mercredi, M. Legault avait dit être prêt à «beaucoup de compromis dans l’aéronautique, dans la forêt, dans, peut-être, la sécurité à long terme sur l’aluminium».
À la période de questions, le député libéral Frédéric Beauchemin l’a traité de «pee wee» qui met déjà les deux genoux à terre avant même de commencer les négociations, ce qui a fait sortir le leader parlementaire caquiste, Simon Jolin-Barrette, de ses gonds.
«Quelle industrie va-t-il sacrifier? L’aéronautique, nos forêts, l’aluminerie? a demandé M. Beauchemin. Amateur.»
Dans ses réponses, le chef caquiste a dit faire la distinction entre les intérêts des entreprises et l’intérêt des Québécois.
Il veut «forcer les entreprises à diversifier leurs marchés»: le Québec est avantagé, car les États-Unis sont dépendants de l’aluminium du Québec. La province exporte 2,9 millions de tonnes au sud de la frontière, donc 60 % de l’aluminium des États-Unis vient d’ici, a-t-il rappelé.
«Ça mettrait dans la merde les États-Unis», a-t-il lâché en Chambre.
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