Le Train de Charlevoix fait jaser pas à peu près ce matin. Son avenir se joue dans le moment. Tourisme Charlevoix, ne veut pas « voir ce produit unique au Québec disparaitre » et dans le milieu politique on estime avoir aidé beaucoup et que le canal de communication n’est pas fermé.
La nouvelle a eu l’effet d’une bombe et risque de forcer un peu tout le monde à mettre de l’eau dans son vin.
Pour Tourisme Charlevoix, on ne voudrait pas voir le ciel touristique s’assombrir du nuage noir venant avec l’arrêt du train. « Mais, il y a des contextes budgétaires. La subvention au fonctionnement passe difficilement. Ça expose à d’autres demandes. Les discussions se poursuivent. Ce matin, j’échangeais avec Bruno Labbé, président de Réseau Charlevoix. Chacun a ses réalités. Ce n’est pas évident », commente Mitchell Dion.
Pour le directeur général de Tourisme Charlevoix, la question n’est pas de savoir si on veut ou pas un train. Il est vraiment important pour la région. C’est plus qu’elle est la suite alors que la région a quand même mis beaucoup d’argent dans le train », avance-t-il.
Toujours sur le plan financier, la traçabilité de l’agent demandé semble être un élément important alors que Réseau Charlevoix et Chemin de fer Charlevoix sont chapeautés par Groupe le Massif. « Il faudrait avoir l’assurance que si des fonds sont versés aux opérations qu’ils le sont réellement et ne finissent pas en revenus ailleurs dans la structure corporative», souligne Mitchell Dion.
Le maire de Baie-Saint-Paul reconnaît que le Train de Charlevoix est un moteur économique, mais que son administration a des limites. « On a été là depuis le début. On a injecté 3 M$ depuis le début. Présentement, on n’a pas de projet. C’est de l’argent pour les opérations qui est demandé. Cette année, je ne pourrai pas mettre 50 000$ comme on a alloué l’an dernier. Je gère des fonds publics », confirme-t-il.
Michaël Pilote précise aussi que le « canal de communication n’est pas fermé ». Des propos que le préfet de la MRC de Charlevoix , Patrick Lavoie tient aussi. « On a soutenu le Train de Charlevoix depuis 2015 en injectant 240 000$. On a même ajouté 23 000$ pour l’acquisition d’un nouveau train. Nous ne sommes pas insensibles. Il ne s’agit pas d’une fermeture à la négociation. On avait à réfléchir. Nous sommes toujours disposés à discuter », poursuit-il.
Le préfet ajoute que le plan de redressement demandé est un peu normal dans les circonstances puisqu’il s’agit de l’argent des contribuables. Patrick Lavoie n’a pas commenté l’ultimatum du 20 décembre. « Je ne l’ai pas imposé et je préfère ne pas parler de ça maintenant », termine-t-il.
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