Grève à la STQ :  L’Isle-aux-Coudres demande au premier ministre d’intervenir

Par Dave Kidd 6:57 AM - 2 juillet 2024
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Photo courtoisie

Les acteurs économiques de L’Isle-aux-Coudres ont écrit au premier ministre François Legault pour lui demander d’intervenir afin que les conventions collectives se renouvellent et que la saison touristique estivale soit sauvée.

Les consignataires de la lettre rappellent qu’ « encore une fois, nous sommes pris en otage, entre le Gouvernement du Québec, et les employés de la Société des traversiers, qui font pression, pour que leur convention collective soit négociée, et renouvelée ».

Les deux jours de débrayage des officiers 21 et 22 juin ont eu pour effet de faire vivre « la pire Saint-Jean Baptiste depuis plus de 20 ans ».

L’inquiétude a monté d’un cran alors qu’une nouvelle séquence de grève est dans l’air.  « Pour rajouter à notre calvaire, au désarroi de la clientèle qui annule ses réservations de plus en plus, déserte notre région, un préavis de grève a été déposé par les officiers et les matelots des traversiers de L’Isle-aux-Coudres, pour une semaine complète durant les « vacances de la construction ».

En plus de l’industrie touristique, le milieu des affaires mentionne l’importance d’un lien fiable entre le continent et L’Isle-aux-Coudres pour assurer sa sécurité et celle de ses visiteurs.

Les intervenants rappellent au premier ministre François Legault son passé d’homme d’affaires dans le domaine des transports. « Vous saviez très bien que de sa fiabilité dépendait l’économie des Iles que votre compagnie reliait, et continue toujours de relier ».

« Alors pourquoi monsieur le premier ministre, votre gouvernement laisse-t-il se dégrader une négociation sur les relations de travail entre les acteurs du lien unique qui relie notre île au continent et la Société des traversiers du Québec ? « , demande-t-on.

« Pourquoi Monsieur le premier ministre, alors que la convention collective des officiers de la STQ est échue depuis le 31 mars 2023, la direction générale ne négocie-t-elle pas de bonne foi et ainsi permet d’éviter ces catastrophes économiques et sociales à répétition ? », demande-t-on également.

« La réponse à ces questions est simple : le Conseil du Trésor, à notre connaissance, n’a donné aucun mandat, aucune marge de manœuvre, aucun budget à la Société des Traversiers du Québec », avancent les signataires.

Les gens d’affaires sont d’avis que sans l’appui du premier ministre du Québec « ce dossier de relation de travail n’avancera pas. Votre soutien à l’économie de nos régions est aussi fondamental, que celui d’un transporteur aérien pour les Iles éloignées des Antilles qu’il relie », disent-ils.

Les acteurs de l’industrie s’attendent à ce que François Legault « mesure à quel point pour nous, la fiabilité du lien entre notre Isle-aux-Coudres et le continent est une question fondamentale où le transporteur est un élément stratégique, sans aucune alternative pour le dynamisme de notre économie, la survie de nos entreprises, la création d’emploi qui en découle, et ultimement l’épanouissement de nos communautés », terminent-ils.

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