Les signalements à la DPJ remontent dans Charlevoix

Par Jean-Baptiste Levêque 2:19 PM - 18 juin 2024
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Le nombre de signalements à la DPJ repart à la hausse dans Charlevoix en 2023-2024. Photo DPJ

Après une baisse marquée en 2023, les signalements à la Direction de la protection de la jeunesse dans Charlevoix repartent à la hausse en 2024 avec 190 cas retenus sur 454 signalements traités. L’an dernier, les chiffres étaient de 114 cas retenus sur 395 traités.

« Est-ce que c’est l’année dernière qui était une année un peu plus particulière et que là on est revenu à des données plus standards? C’est les prochaines années qui vont nous le dire », se questionne Patrick Corriveau, directeur de la protection de la jeunesse du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Avec une augmentation de 15 % des signalements retenus, Charlevoix reste au-dessus de la moyenne de la grande région de Québec, à 6 % d’augmentation. « Le contexte socio-économique est peut-être plus difficile que d’une région comme Québec métropolitain, par rapport aux difficultés le logement, aux revenus. Ça amène peut-être à davantage de négligence et que ça positionne peut-être les enfants dans des situations à risque plus importantes que dans les grandes villes », commente le directeur.

Les trois problématiques les plus retenues dans Charlevoix sont la négligence et le risque sérieux de négligence, avec 60 signalements retenus, les mauvais traitements psychologiques incluant l’exposition à la violence conjugale (58), et les abus physiques et risques sérieux d’abus physiques (39).

Pour Patrick Corriveau, la DPJ n’est pas la seule option pour protéger un enfant. « Il faut que tout le monde fasse un pas de plus dans la société pour assurer un filet de sécurité sociale autour des enfants. Il faut vraiment être en mesure de consulter au bon moment, donc dès qu’on sent de la détresse, de la vulnérabilité, des difficultés parentales. »

Le directeur est conscient qu’il y « a des enjeux avec les services en amont. On se cachera pas qu’il y a toujours de l’attente dans les services de première ligne. Les organismes communautaires aussi sont occupés à plein, mais malgré ça, j’invite quand même les gens à consulter s’ils ont des besoins. »

Une cinquantaine de familles d’accueil manqueraient actuellement pour combler les besoins de placement d’enfants par la Direction de la protection de la jeunesse dans la région de la Capitale-Nationale.

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