Plus de 100 noms de lieux de Charlevoix démystifiés

Par Jean-Baptiste Levêque 4:55 AM - 16 juin 2024
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Guy Lamarre dresse un véritable itinéraire toponymique de Charlevoix dans son livre. Photo tirée de la couverture

Pissec, rang Cache-Toi-Bin, anse au Mange-Lard, montagne du Pousse-Pioche… Charlevoix ne manque pas de perles toponymiques pour nommer ou surnommer ses lieux. Mais quelle est leur histoire et leur signification? L’auteur Guy Lamarre en démystifie plus d’une centaine dans son livre Charlevoix, de monts, de caps et de rivières.

Publié aux Éditions Charlevoix, l’ouvrage exhaustif de 250 pages se révèle être une mine d’or d’informations pour les curieux qui, comme le dit la description du livre, découvriront « plusieurs facettes de l’histoire qui ont façonné la toponymie de la région ».

Les recherches de l’auteur sur le sujet ont débuté… il y a plus de 40 ans. « J’ai eu un mandat de la Commission de toponymie du Québec pour écrire un guide, un itinéraire toponymique pour la Côte-de-Beaupré, l’Île d’Orléans et Charlevoix. C’était en 1983, j’ai fait ça avec des fiches en carton! », se souvient le géographe de formation.

À la retraite depuis quelques années, le passionné de toponymie a quand même dû reprendre le travail au complet pour mettre à jour son itinéraire charlevoisien qui contenait finalement plusieurs erreurs. « À l’époque, j’ai tout simplement rapporté ce que les autres disaient. Par exemple tel auteur a dit que le Cap-Maillard, c’est à cause du curé Maillard, mais on s’est aperçu après qu’il n’était pas supérieur à l’utilisation du nom. »

L’impressionnant travail de recherche de Guy Lamarre prend finalement entre trois et quatre ans, à temps perdu. Mais pourquoi Charlevoix? « Quand j’étais jeune, un ami m’avait invité pour trois semaines à Saint-Joseph-de-la-Rive. Ça a été le coup de foudre. C’est une région que j’adore », avoue l’auteur.

Charlevoix, de monts, de caps et de rivières ne laisse pour compte aucun recoin de la région. L’itinéraire toponymique commence sur la Côte-de-Beaupré, dans le secteurs des caps, pour se rendre jusqu’à Baie-Sainte-Catherine et la rivière Saguenay, là où se jette entre autres la chute du Caribou-Qui-Pisse.

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