Kenny «pas fier» que les eaux usées de Baie-Sainte-Catherine partent dans le fleuve

Par Karine Dufour-Cauchon 9:00 AM - 18 janvier 2022
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Le maire de Baie-Sainte-Catherine, Donald Kenny. Photo Archives

Le maire de Baie-Sainte-Catherine estime que la balle est désormais dans le camp du gouvernement concernant le dossier d’usine de traitement des eaux usées.

La municipalité a fait sa part du marché afin d’être admissible à une contribution substantielle pour son usine de traitement des eaux usées. Les études «préchantier» et l’estimation des coûts sont complétées.

«Tout est fait, c’est maintenant dans la cour du gouvernement, ils prendront la décision à savoir s’ils acceptent le projet ou s’ils ont des améliorations à faire. C’est là qu’est rendu le projet. On est dans l’attente», déclare Donald Kenny.

Le maire rappelle que son territoire compte 243 payeurs de taxes en tout. Même si 95% des 8,1 millions $ sont assumés par Québec, le reste de la facture demeure un enjeu, étant donné le petit nombre de contribuables. Kenny analyse les options possibles avec des experts de la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

Un «boom résidentiel» pourrait régler la question, mais relève du «miracle», selon le maire.

«Ça reste des coûts importants pour une petite municipalité. On ne peut pas avoir une dette de 500 000$, ça va faire toute une augmentation! Aussi bien mettre la clé dans la porte du village, si on fait ça. À moins d’avoir 50, 60 nouvelles maisons, là, ça serait différent. Mais ici, c’est touristique. Qui va venir [s’établir]?», se demande M. Kenny .

Alors que l’environnement est un enjeu à l’ordre du jour, Donald Kenny estime que le temps presse de construire une usine de traitement des eaux usées pour les quelque 140 résidences du territoire qui rejettent encore leurs eaux souillées dans le fleuve Saint-Laurent.

«On parle de la protection des bélugas et nous autres, nos eaux usées s’en vont directement dans le fleuve. Je ne suis pas fier de ça. Ça fait huit ans qu’on travaille là-dessus, on espère que ça va se régler. On a espoir», commente-t-il.
Le projet d’usine en est à l’étape des plans et devis finaux. La municipalité est en attente de retour du gouvernement provincial pour définir une bonne fois pour toutes le projet sur papier.

Québec sera là

De son côté, Émilie Foster, députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, soutient être sur le dossier depuis deux ans. Elle confirme que Québec sera là pour assumer presque la totalité des dépenses admissibles au projet.

«Je peux dire d’emblée que ce ne sera pas 100% de la facture. Le programme PRIMEAU peut couvrir jusqu’à 95 %. […] Mais on sera au rendez-vous, ça, c’est certain», confirme-t-elle. Pour le dernier 5%, la députée est confiante que la municipalité pourra trouver une option concordant avec sa situation démographique.

La députée rapporte que l’élu est confiant de dénicher une solution pour diminuer le fardeau fiscal du projet.

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