Charlevoix et les amours de Marc Vincent Vanier

Par Emelie Bernier 4:12 PM - 24 décembre 2021
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À la une du journal du 22 décembre, les lecteurs du Charlevoisien pourront admirer une oeuvre du peintre Marc Vincent Vanier. Rencontre avec l’artiste.

Marc Vincent Vanier est un grand amoureux de Charlevoix. Il y habite « presque à temps plein » depuis le début de la pandémie, mais ses liens avec la région datent plutôt de l’époque des bateaux blancs!

« Quand tu parles de ma mère Lucie Vanier Vincent, tout le monde la connaît à La Malbaie », résume-t-il. Son grand-père et son grand-oncle ont eu des maisons dans la région. Sa cousine a été propriétaire de l’ancienne résidence d’été du gouverneur général à Pointe-au-Pic. Son père a possédé une des belles maisons du boulevard des Falaises pendant une quarantaine d’années…

C’est ici, dans Charlevoix, qu’il a rencontré son épouse Denyse, une « pure laine »,  avec qui il partage toujours sa vie. Elle était une amie de sa sœur. « On s’est rencontré en juillet et on s’est marié en décembre!  Ici, je suis le mari de Denyse, M. Tremblay! », rigole-t-il.

Quand ils se sont mariés, Marc Vincent Vanier vivait et travaillait à Montréal, mais les tourtereaux se sont fait une promesse : ils reviendraient dans Charlevoix!

L’art a toujours fait partie de sa vie. Au moment de choisir son champ d’études, l’enseignement des arts s’est imposé. Marc Vincent Vanier a enseigné les arts visuels durant 35 ans à l’école alternative Face, à Montréal, avant de prendre sa retraite.

Aujourd’hui, il peint quand le cœur lui en dit, sans pression, selon l’inspiration. « Je ne suis pas une personne qui travaille beaucoup, je ne vends pas beaucoup. Je ne me suis jamais considéré comme un artiste professionnel, mais quand j’ai besoin de créer, watch out! »

Pendant la pandémie, ce besoin s’est fait plus criant. « C’était une petite période bizarre… Mes œuvres étaient souvent abstraites. J’appelais ça « sortir mes poubelles ». J’ai fait une quarantaine de tableaux! Mais là, c’est bien calme. J’aimerais en faire plus, mais disons que l’été et l’automne,  je vais plus à la pêche à l’éperlan!  Et on a tellement de projets en tête! »

Dans Charlevoix, Marc Vincent Vanier a trouvé une petite communauté d’artistes qu’il apprécie. Il était du premier symposium Virtuoses de l’art au Manoir Richelieu cet été. Il a exposé une œuvre à la bibliothèque de La Malbaie. Chaque année, toutefois, il participe à une exposition collective à Montréal, histoire de revoir les vieux copains et anciens collègues.

Il s’implique dans son village. Il est notamment l’idéateur de la fort amusante course de bateaux de carton aux Fêtes de la mer du Musée maritime de Charlevoix… Le moment semble bientôt venu de vendre le pied-à-terre montréalais…

« On est vraiment bien ici. Les levers de soleil sont magnifiques. Et chaque fois qu’on descend la grande côte, on réalise à quel point on est chanceux de vivre dans ce décor », conclut-il.

L’œuvre à la une

À Saint-Joseph-de-la-Rive, Marc et Denyse ont trouvé leur nid et de nombreux amis! L’œuvre à la une témoigne de l’intégration du couple Vincent Vanier-Tremblay dans cette communauté tissée serrée.

« On a plus d’amis ici qu’à Montréal où on a vécu 40 ans. Dans notre bloc de 300 condos, on connaît un seul voisin et c’est Camille  Bouchard… qui habite aussi à Saint-Jo! »

Le grand pêcheur d’éperlans a créé des liens en proposant du troc à ses compères riverains. « J’ai eu de l’orignal, des beignes, du pouding chômeur, du vin blanc contre mes poissons! C’était sympathique, surtout durant la pandémie! »

À Noël l’an dernier, il a eu l’idée de lancer un concours des plus belles décorations. « Je demandais à tout le monde d’envoyer une photo de leur maison, de leurs décorations et j’ai posté ça sur mon Facebook où les gens pouvaient voter pour leurs décorations préférées. C’est la maison de Danielle et Jean Tremblay qui  a gagné! »

Le grand prix? Un petit tableau signé Marc Vincent Vanier.  Et l’honneur de faire la Une du Charlevoisien, pardi!

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