Aéroport: la MRC demande plus de temps pour dépenser «son cadeau»

Par Karine Dufour-Cauchon 5:00 AM - 23 décembre 2021
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L’annonce du 11 août 2021 s’est déroulée à L’aéroport de Charlevoix en présence de l’ex ministre de Développement Économique Canada, Mélanie Joly.

La MRC de Charlevoix-Est n’aura pas assez de temps pour utiliser son «cadeau» à 2 millions $ offert par le gouvernement fédéral de Justin Trudeau pour bonifier ses installations d’aéroport. Le seul soumissionnaire charge trop cher et le temps s’écoule. Le conseil des maires demande plus de temps à Ottawa pour profiter de son «chèque-cadeau» préélectoral.  

Lors de la dernière séance du conseil des maires de la MRC de Charlevoix-Est en mode virtuel mardi 21 décembre, la tablée d’élus confirme que la construction d’un nouveau garage devra attendre à l’Aéroport de Charlevoix.

À l’ouverture de l’enveloppe pour l’appel d’offres, un seul soumissionnaire avait fait une proposition. L’entreprise clermontoise PointCo Inc. aurait fait l’ouvrage d’ici le printemps 2022, à temps pour utiliser l’enveloppe fédérale, mais en aurait mobilisé l’entièreté. La soumission est sortie à 1,9 million $.

Le 2 millions $ octroyé à la MRC en août 2021 par Développement Économique Canada (DEC) prévoyait couvrir de l’achat d’équipement, la conception des plans et devis pour un prolongement de la piste en plus de la construction d’un nouveau garage. Ce garage était estimé à un montant bien inférieur, soutient Mme Comeau, sans préciser le montant en question.

«Les délais sont très courts pour cette enveloppe. Nous devons réaliser des travaux d’ici le printemps 2022. Nous voulons quand même réaliser ces investissements-là à des coûts raisonnables. On essaie de voir si on peut demander davantage de temps avec DEC. Nous avons des discussions soutenues à cet effet », déclare-t-elle.

La soumission originale du nouveau garage incluait également les plans et devis préalables aux travaux. La MRC entend scinder le projet en deux temps pour gagner un peu de temps. Elle fera un appel pour la conception sur papier dès janvier, et dans un second temps, retournera en appel pour un entrepreneur.

Un autre appel d’offres ne trouve pas preneur. Personne n’a soumis de pris pour l’achat d’un camion-citerne. De la difficulté en approvisionnement en machinerie expliquerait ce résultat. Des compromis pourraient venir.

«On traverse un contexte bien particulier où les équipements sont rares, plus coûteux. Le reste s’achemine bien. On essaie de trouver des solutions à l’intérieur de notre enveloppe, qui sera réaménagée pour trouver des compromis et y parvenir», complète-t-elle.

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