Mairie de Saint-Siméon : Martin Cauvier veut être la voix du changement

Par Karine Dufour-Cauchon 6:00 AM - 09 octobre 2021
Temps de lecture :

Martin Cauvier

Martin Cauvier, originaire de Percé en Gaspésie, est citoyen de Charlevoix depuis huit ans. Même s’il n’est établi à Saint-Siméon que depuis un an, il aspire à la mairie. Il veut être la voix de «ceux qui veulent du changement».

M. Cauvier dit avoir été approché par des citoyens à plusieurs reprises. Le «manque de transparence» et le désir de changement sont ce qui les a poussés à recruter l’ex-conseiller politique, aujourd’hui massothérapeute.

«Je ne suis pas un gars de la place, c’est toujours ce qui me trottait dans la tête. Mais les gens sont quand même venus me chercher. Ils font vraiment preuve d’une grande ouverture. Ça fait quand même plus d’une décennie que la même mairie est là et nous ne nous sentons pas entendus, me disent-ils. Il n’y a pas de transparence, d’accessibilité », rapporte-t-il.

Il soutient qu’il a ce qu’il faut pour «rendre ce grand service». Il critique le bilan du maire sortant. Le centre d’exposition Inouï n’aurait jamais dû voir le jour selon lui.

«Ce n’est pas avec un pseudo musée, qui a été fait avec l’ancienne épicerie, que ça va nous redonner des avancées et des retombées dans les coffres de la municipalité. C’est encore une question occulte, on essaie d’avoir des informations, ça devrait être diffusé et ce ne l’est pas», lance le candidat.

Atténuer l’exode des aînés sera sa priorité numéro un, s’il est élu. Selon ses estimations, 33 aînés depuis septembre 2021 ont déménagé de la municipalité. Il s’engage à instaurer un minimum de 10 à 12 logements pour aînés.

«C’est une richesse que l’on perd et que l’on ne peut pas récupérer. Les montants qu’ils dépensent pour un loyer décent, leur épicerie, l’essence au dépanneur, ce sont des argents qui ne sont plus dépensés ici. De plus, ce sont des gens qui apportent énormément dans le bénévolat», soutient-il.

Pour développer Saint-Siméon, il ne manque pas d’idées : créer une marina à Port-au-Persil et développer Baie-des-Rochers au niveau résidentiel. « C’est un secteur qui a beaucoup de potentiel. On sait d’ailleurs que le Parc de la Côte-de-Charlevoix pourrait s’en venir dans le secteur», soutient-il.

«On est fatigués, on en a assez, on veut du changement. Je suis là. C’est un rôle que je vais prendre au sérieux. On est 1200 habitants. Pour passer à 1600, on a tout un travail à faire. Je propose un nouveau départ, un Saint-Siméon 2.0», termine-t-il. Martin Cauvier est également essayiste sur la géopolitique et détient une formation en administration publique.

Partager cet article