Amaltis inc. ira de l’avant avec son usine de production de cannabis aux Éboulements

Par Emelie Bernier 11:12 AM - 08 septembre 2021
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Le vaste bâtiment qui fut durant de nombreuses années un caveau à pommes de terre, accueillera l’usine de production de cannabis d’Amaltis inc. Courtoisie.

Le projet d’usine de cannabis aux Éboulements pourra aller de l’avant, puisque le promoteur est désormais détenteur d’une licence de microproduction de cannabis.

« Cette licence permet de cultiver du cannabis selon des normes strictes autant au niveau des bonnes pratiques de production que de la sécurité. Ces normes ou mesures d’exploitation normalisées ont été évaluées et approuvées par Santé Canada », explique le promoteur Marc Maltais.

La licence de microproduction est limitée à une surface de culture de 200m carrés. Une partie des installations pour le démarrage de la production est prête et on souhaite faire approuver le reste des salles de cultures et autres  installations vers le début 2022, indique l’entrepreneur.

Du cannabis médical et récréatif pourra être produit dans l’ancien caveau à pommes de terre des Éboulements. Pour l’instant, Amaltis devra vendre sa production en vrac à un intermédiaire, mais l’entreprise souhaite ajouter un volet de transformation. « Nous travaillons actuellement sur une demande de microtransformation pour pouvoir, à la base,  emballer nos produits et éventuellement les vendre directement aux distributeurs autorisés. Pour l’instant, nous devons vendre notre production intra-industrie, c’est à dire à des transformateurs ou producteurs détenteurs d’une licence de Santé Canada. Ces derniers décideront de la finalité du produit », explique M. Maltais, propriétaire unique de l’entreprise Amaltis inc.

L’homme natif de Saint-Joseph-de-la-Rive est technicien en génie électrique avec une expertise dans le secteur naval. Il travaille une partie de l’année sur les bateaux, un emploi qui n’est pas incompatible avec son projet d’usine. « La vie de marin n’est pas conventionnelle, mais a des avantages et désavantages. Un avantage entre autres est de disposer de temps libre pour justement monter des projets comme Amaltis. Le soir, à 17h, je finis de travailler et je n’ai pas de bricole à faire à la maison et, malheureusement, pas mes petits enfants à m’occuper, le gros désavantage à la vie de marin… Le fait de travailler 6 mois par année rend disponibles 6 mois sur terre pour réaliser des projets », résume celui qui a vu du potentiel dans le bâtiment inoccupé dont il est le copropriétaire depuis de nombreuses années.

« Avec la légalisation du cannabis, je me suis dit « pourquoi pas développer une entreprise près de chez nous et qui sait, prendre ma retraite de la vie de marin? » », dit celui qui se réjouit à l’idée de créer des emplois dans sa communauté.

Il voit grand. «Si la réceptivité des travailleurs est là , nous pourrons continuer la croissance de l’entreprise via l’obtention de licence de  culture et transformation standard. J’ai confiance de trouver les ressources financières requises à l’expansion rapide du projet! »

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