Le Bloc québécois propose un plan vert pour créer des emplois

Par Lisianne Tremblay 9:47 AM - 09 avril 2021
Temps de lecture :

La députée Caroline Desbiens a visité l’usine de Clermont en février 2020. Courtoisie

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois, et Mario Simard, porte-parole du parti en matière de Ressources naturelles, ont dévoilé une vaste étude cumulant une série d’analyses régionales et réalisée par le Groupe Performance Stratégique sur la maximisation du potentiel de la forêt québécoise. Elle pourrait créer plus de 16 000 nouveaux emplois au Québec grâce à une relance verte.

« Le Bloc Québécois fait huit propositions pour qu’Ottawa soutienne le développement du plein potentiel économique, énergétique et écologique de notre forêt, une ressource renouvelable et porteuse d’avenir. Le développement économique des régions et la lutte aux changements climatiques exigent que le gouvernement fédéral encourage l’exploitation optimale de nos ressources propres, plutôt que l’acheminement des ressources pétrolières de l’Ouest canadien à travers notre territoire et nos cours d’eau, et au détriment du climat. Il n’y a pas plus vert que la forêt québécoise et il n’y a pas plus fier que le Bloc Québécois de la promouvoir », a déclaré M. Blanchet.

Le parti s’appuie sur un ensemble combiné d’études révélant que l’optimisation de l’exploitation de la forêt permettrait de créer plus de 16 000 emplois au Québec d’ici 2031, soit 27 % de plus qu’aujourd’hui, tout en comblant entre 20 % et 30 % des objectifs du Québec de réduction des gaz à effet de serre, jusqu’à 7,7 millions de tonnes de moins chaque année. « Nous avons répété qu’il est possible de créer davantage de richesse à partir des ressources, de l’énergie et de l’expertise québécoise tout en favorisant un modèle économique durable. Et la forêt en est peut-être le plus bel exemple », a ajouté Yves-François Blanchet.

Le Bloc Québécois fait sept propositions au gouvernement fédéral dont la mise en œuvre d’une politique d’approvisionnement public pour favoriser l’utilisation des produits du bois, notamment en établissant l’empreinte carbone comme critère d’octroi des contrats. Il propose également d’ accroître les budgets de recherche fondamentale et développement attribués à la filière forestière, notamment en matière de bioproduits, de construction et de pratiques forestières durables.

Pour sa part, la députée Caroline Desbiens, estime que sa circonscription de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix a tout à gagner avec ce plan. « Ici, la forêt, c’est primordial. Avec trois usines majeures à Clermont, Saint-Hilarion et Château-Richer, c’est entre 300 et 400 emplois directs bien rémunérés, des centaines d’autres emplois indirects et pleins d’autres petites entreprises indépendantes sur le territoire, par exemple, Cèdréco à Saint-Aimé-des-Lacs ».

« Je garde en mémoire ma rencontre l’an dernier avec le directeur de l’usine de Papier Résolu de Clermont, Jean-Pierre Bouchard et toute son équipe, ajoute Mme Desbiens. Ce sont des gens passionnés qui ont fait un énorme virage vert et qui sont résolument tournés vers l’avenir. C’est ça le Québec innovant que l’on souhaite! », a-t-elle insisté.

Le caucus des députés du Bloc Québécois issu des neuf régions fera la promotion de ce plan à l’occasion d’une tournée sur l’avenir de la forêt.

Partager cet article