Un grief pour harcèlement enquêté à la ville de Baie-Saint-Paul

Par Lisianne Tremblay 8:33 AM - 03 mars 2021
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Le climat de travail «toxique» est dénoncé par des employés des travaux publics de la Ville de Baie-Saint-Paul.

Un «climat de travail toxique» serait à l’origine d’un grief pour harcèlement au travail déposé à la ville de Baie-Saint-Paul par 17 employés, selon ce que rapporte Radio-Canada.

Ce serait principalement des gens des travaux publics qui auraient dénoncé, sous le couvert de l’anonymat par peur de représailles, des allégations de «harcèlement psychologique». Les plaintes concernent un supérieur.

Le grief syndical (Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches) a été signifié le 22 janvier.

« Nous prenons la situation au sérieux surtout lorsqu’on parle de harcèlement psychologique, soutient le maire de Baie-Saint-Paul Jean Fortin. Nous avons rencontré le supérieur en question. Nous lui avions déjà proposé certaines choses à la suite de commentaires dont de la formation pour améliorer son travail. On ne savait pas que c’était de cette ampleur et que cela durait depuis «plusieurs années» selon des employés.

Le maire de Baie-Saint-Paul considère qu’il est important de faire la lumière sur ce qui s’est passé. «Nous avons une politique contre le harcèlement et c’est important pour nous que tous les employés travaillent dans un climat de travail intéressant et ne sentent pas harcelés. Avec la direction générale, nous avons considéré qu’il y avait matière à enquêter. L’enquêteur externe rencontre les employés sur une base volontaire. Les rencontres se termineront cette semaine. »

L’enquêteur externe a été mandaté par les autorités municipales afin de déterminer tous les éléments du dossier.  «L’enquête permettra d’éclaircir sur le nombre d’employés concernés puisque l’on parle d’un grief syndical, soutient M. Fortin. Nous attendons son rapport d’ici quelques semaines et par la suite nous allons analyser ce que nous allons faire. »

Ann Gingras, présidente du Conseil de Québec-Chaudière-Appalaches, attend les conclusions de l’enquête avec «beaucoup d’intérêt». « Je ne veux pas nuire à l’enquête, mais je peux dire que cela a pris plusieurs semaines avant qu’elle ne débute, souligne-t-elle. Les employés ont décidé de déposer un grief syndical avec leur syndicat local en janvier parce qu’ils avaient l’impression que la direction générale ne les prenaient pas au sérieux. Ils n’en pouvaient plus de vivre cela. Ils ont demandé de rencontrer l’enquêteur externe. C’est important pour nous que le climat de travail redevienne sain pour tous les employés. »

 

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