Dossier Accès au logement: Baie-Saint-Paul se penche sur l’accès au logement

Par Emelie Bernier 6:27 AM - 03 mars 2021
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Les familles sont nombreuses à vouloir s’installer à Baie-Saint-Paul, mais ce n’est pas toujours une mince affaire de trouver une maison ou un logement abordable.

La Ville de Baie-Saint-Paul fera l’analyse du marché pour l’achat de résidences et location d’appartements sur son territoire. Une firme dont l’identité sera dévoilé sous peu se chargera de l’étude. Il y a 10 ans, une étude similaire avait mené au programme de crédit de taxe pour les jeunes familles. Depuis l’implantation de ce crédit de taxes, une trentaine de familles s’en sont prévalues. Le problème de logement s’avère cependant plus critique à Baie-Saint-Paul qu’ailleurs.

«Un sondage sera mené auprès des divers groupes de population pour connaître les besoins réels », explique Luce-Ann Tremblay, directrice des communications de la Ville de Baie-Saint-Paul.
Des consultations seront aussi menées auprès d’autres acteurs concernés comme les promoteurs et courtiers immobiliers.

L’étude permettra ultimement d’orienter les projets de développement résidentiel «dans la bonne direction», précise Diane Lemire, directrice du service de l’urbanisme et du patrimoine.
On souhaite de plus analyser «les fuites». «Si des jeunes familles installées à Baie-Saint-Paul choisissent de migrer vers d’autres municipalités, on veut comprendre pourquoi. C’est un réel choix ou par dépit parce qu’ils n’arrivent pas à se loger convenablement? Assurons la qualité de vie de nos citoyens, sinon ils vont aller vivre ailleurs!», avance Mme Lemire.

Elle n’hésite pas à dire que la situation du logement s’est aggravée à Baie-Saint-Paul avec la COVID-19.
«On a vu les prix des maisons augmenter, les logements affichés une heure et loués aussitôt. Dans le locatif, on voit qu’il y a un besoin criant. C’est définitivement un dossier prioritaire à Baie-Saint-Paul.»

La location touristique, un irritant

Certains propriétaires choisissent de changer la vocation de leurs immeubles locatifs «long terme» pour «court terme», mais ils n’en ont pas toujours le droit.

«On a des mécanismes pour freiner ça. Des règlements déterminent où la location touristique est autorisée. Dans le périmètre urbain, en général, ce n’est pas permis en deça de 31 jours, sauf quelques petites exceptions», explique Diane Lemire.

Elle soutient que les inspecteurs veillent au grain. «Ils font l’exercice plusieurs fois par année d’aller voir sur les plateformes comme Airbnb. On déniche toujours des fautifs.»

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