Charlevoix «en rouge»: la préfet de Charlevoix-Est attristée, mais optimiste

Par Karine Dufour-Cauchon 6:00 PM - 03 février 2021
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La préfet de la MRC de Charlevoix-Est, Odile Comeau.

Odile Comeau, préfet de la MRC de Charlevoix-Est ne cache pas sa déception quant au fait que Charlevoix doit pour encore quelque temps demeurer en «zone rouge».

La décision du gouvernement du Québec tombée ce mardi n’est toutefois pas une surprise pour l’élue, également mairesse de Saint-Irénée.

« Je suis la première à avoir de la peine de cela, a-t-elle d’abord commenté au lendemain de l’annonce.  J’ai hâte de retourner au restaurant avec mon conjoint, vous ne pouvez pas savoir comment!».

La situation dans les hôpitaux de la Capitale-Nationale est interreliée avec le réseau charlevoisien de santé et de services sociaux. Les sacrifices doivent donc continuer. C’est pourquoi les restaurants maintiennent leur fermeture dans la région, comme à Québec ou à Montréal.

«Nous ne sommes pas passés à l’orange, pas à cause d’un mauvais bulletin, ce n’est pas une punition, ni un mauvais signe. Il n’y a pas seulement le nombre de cas actifs qui détermine l’analyse épidémiologique. Les soins de santé entre Charlevoix et Québec sont en situation de proximité. On le sait, on connait tous quelqu’une dans notre entourage qui doit consulter, on le sait que nos spécialistes sont à Québec. Il y a une relation étroite entre nos hôpitaux. On sait que même s’il y a plus d’une centaine de kilomètres qui nous séparent de la ville de Québec, on est interreliés en santé et en économie», témoigne Mme Comeau.

Optimiste pour la suite

Odile Comeau indique entendre la grogne populaire qui semble ressortir depuis l’annonce du 2 février. Elle assure toutefois que les élus ont fait les représentations de la région, en rapportant un portrait juste des impressions du milieu.

«Je pense qu’on peut être optimiste pour les prochaines semaines. On peut exercer notre patience. Si ont réussi à ne pas laisser entrer les variants qui font des ravages en Europe, si la vaccination reprend son cours assez rapidement, la situation va changer. On traduit toujours la situation, on fait toujours part des informations que nous avons et des souhaits des citoyens . Si la situation reste stable, on aura d’autres arguments faire valoir», lance la préfet au bout du fil.

Elle consent en terminant que «tout le monde est tanné». L’élue de Charlevoix-Est partage le souhait de son homologue dans l’ouest de la région, à condition qu’un tel changement soit sans risque pour la situation épidémiologique.

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