Le Bloc québécois veut étendre la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale

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Par Lisianne Tremblay
Le Bloc québécois veut étendre la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale
Caroline Desbiens députée de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d'Orléans-Charlevoix en Chambre de communes. (Photo : Courtoisie)

La Chambre des communes est saisie d’un important débat sur le déclin de la langue française au Québec après une série de reportages diffusés par le Journal de Québec, qui ont fait écho au Québec et à Ottawa. Le Bloc Québécois a déposé un projet de loi pour assujettir à la loi 101 les entreprises de compétence fédérale.

« C’est la première fois que tous les partis à la Chambre des communes reconnaissent le déclin du français au Québec. Maintenant, il faut passer aux actes. Je leur demande de voter en faveur de l’application de la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale. Il s’agit de la volonté du gouvernement du Québec, après des décennies durant lesquelles Ottawa a malmené le français, a appuyé le démantèlement de la loi 101 au Québec et a favorisé l’anglicisation », a déclaré la députée de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix, Caroline Desbiens.

Le projet de loi modifie le Code canadien du travail, la Loi sur les langues officielles et la Loi canadienne sur les sociétés par actions afin d’assujettir les entreprises fédérales au Québec à la Charte de la langue française. Il inclut la reconnaissance du français en tant que langue commune et officielle du Québec, en plus d’un engagement à ne pas entraver l’application de la loi 101 au Québec.

Le chef du Parti conservateur, Erin O’Toole, et le chef du Nouveau parti démocratique, Jagmeet Singh, s’étaient déjà engagés en faveur de la loi 101 pour les entreprises de compétence fédérale. La semaine dernière, le premier ministre Justin Trudeau a ouvert la porte à joindre ce consensus en déclarant, en parlant des libéraux, que « nous appuyons la loi 101 dans ce qu’elle fait pour le Québec » en réponse à une question d’Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois.

« Ce rare consensus à la Chambre des communes sur la loi 101 doit mener à des résultats concrets. Il n’est pas normal qu’il subsiste deux classes de travailleurs et de travailleuses au Québec et que le droit de travailler en français chez nous ne soit pas garanti pour tous », a fait valoir la députée Caroline Desbiens.

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