Une maman raconte son expérience avec la COVID-19

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Par Lisianne Tremblay
Une maman raconte son expérience avec la COVID-19
Non, il ne s’agit pas de Marilie Lapointe sur la photo, chose qu’elle a refusée de crainte d’être stigmatisé. Vivre avec la COVID-19 à la maison, et de surcroît avec des enfants, n’est pas chose facile.

Bien qu’âgée de seulement 34 ans, Marilie Lapointe, testée positive à la COVID-19, a vu sa vie chamboulée par le virus. Non seulement celui-ci lui a donné l’impression d’être passée sous un train, mais il a momentanément réduit ses relations sociales comme peau de chagrin.

 Marilie Lapointe a été en contact avec le virus par son fils, élève de première année à l’école Marguerite-d’Youville. Après quelques jours difficiles, elle va mieux, mais elle n’est pas encore rétablie. « Je ressens beaucoup de fatigue, confie-t-elle. Ça a commencé avec les symptômes du rhume et je n’avais pas d’énergie. J’ai aussi eu des maux de tête et des courbatures, surtout mal au dos. Maintenant, ça va mieux, mais ce n’est pas évident de m’occuper de mes enfants. »

Son fils l’a eu aussi, mais pour lui, les symptômes n’ont duré qu’une soirée. «Il a eu un pic de fièvre et le lendemain, il était correct », précise-t-elle. Sa fille ne pourra pas retourner à la garderie avant le 2 novembre, puisque le virus est possiblement en incubation.

Pestiférée

« J’ai l’impression d’être une lépreuse », lance Marilie Lapointe, mi-figue, mi-raisin. «Quand tu as le diagnostic, les relations sociales sont coupées. Je ne peux plus avoir de contacts humains. Je suis quand même bien entourée, je parle à des amis par Facetime chaque soir. Une chance que j’ai un bon réseau », dit la jeune maman qui n’a pas eu d’autre choix que de demander de l’aide. « Pour mon épicerie, par exemple, ma propriétaire est venue me porter mes sacs sur ma galerie. »

Mme Lapointe doit aussi s’occuper de sa fille âgée de trois ans en limitant  les contacts autant que possible.  «Depuis que je sais que je suis positive et qu’elle est négative, je ne peux pas l’embrasser. Ça me manque aussi. La COVID, c’est comme une tempête en mer, tu le sais que ça brasse que tu ne mourras pas, mais cramponne-toi! »

La suite après la COVID

Elle a repris son travail lundi au Musée de Charlevoix en télétravail. « Je suis chanceuse, parce que mon patron est très compréhensif. La Santé publique m’a bien dit de ne pas faire garder ma fille puisqu’elle peut transmettre le virus, je n’ai pas le choix de m’organiser. Mon ex-conjoint pourra s’en occuper aussi, mais je devrai quand même être avec elle au moins trois
jours par semaine. Elle est trop jeune pour comprendre que je travaille à la maison », dit celle qui trouve le temps long sans ses collègues. «Je ne suis pas une fille de maison, j’ai besoin de voir du monde! »

Même si la tempête est passée, elle sait que rien ne garantit son immunité. « Je sais que je peux l’avoir à nouveau la COVID, mais je ne veux pas vivre dans la peur. »

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Francine Thibeault
Francine Thibeault
25 jours

et dire que certains pas bien …refusent d’ admettre que ce virus existe….