Les plongeurs d’épaves techniques ont fait de nouvelles découvertes

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Par Lisianne Tremblay
Les plongeurs d’épaves techniques ont fait de nouvelles découvertes
Les plongeurs d'épaves techniques ont fait de nouvelles découvertes dans les eaux du St-Laurent à proximité de L'Isle-aux-Coudres (Photo : Courtoisie C. Bureau)

Les plongeurs d’épaves techniques du Québec (PETQ) sont venus passer quelques jours à L’Isle-aux-Coudres durant l’été où ils ont pu faire de nouvelles découvertes.

Pour cette expédition, l’équipe de plongeurs était accompagnée d’un membre de PTO Exploration (Plongeurs techniques de l’Outaouais). « La cible que nous avions cette fois-ci en tête se trouve à un peu plus de 37 mètres de profondeur et avait déjà été sondée (à l’aide d’un sonar à balayage latéral) par notre embarcation il y a quelques années, a soutenu Sébastien Pelletier, membre du groupe de plongeurs. Cependant, elle avait été mise de côté vu sa petite taille. Après en avoir parlé avec des insulaires, le filon était qu’il s’agissait probablement d’une barge, d’une goélette ou d’un chaland quelconque, sans grand intérêt. Plusieurs épaves de ce type se trouvent dans les eaux charlevoisiennes, principalement des épaves contemporaines, en acier (vraquier, remorqueur, minéralier et barge). »

Les plongeurs ont pu effectuer des sorties sur le site de l’épave, indiquée sur les cartes marines, malgré quelques embûches. La présence de vent du nord-est et de vagues de trois à cinq pieds ont eu comme conséquence d’écourter les plongées. « Nous disposons d’un temps limité pour effectuer nos sorties compte tenu des marées (cinq heures en tout pour : mettre les bateaux à l’eau, nous rendre sur le site de plongée, effectuer le plongée, revenir à l’île et sortir les bateaux de l’eau), a ajouté M. Pelletier. Lors des plongées, alors que nous nous attendions à découvrir une structure en acier, nous avons plutôt été accueillis par une épave en bois, ce qui témoigne du caractère plus ancien qu’attendu. »

De plus, les plongeurs ont pu constater la présence de deux ancres de bonne taille, posées sur les restes du pont, l’une à côté de l’autre. « Nos temps de fond ayant dû être raccourcis, nous n’avons pu effectuer d’exploration approfondie en bonne et due forme, comme nous pouvons d’habitude le faire, a noté le plongeur. Ainsi, nos observations se limitent à un petit périmètre autour de la corde de descente. »

À ces profondeurs, l’obscurité est totale dans le fleuve Saint-Laurent et la visibilité dépasse rarement les deux mètres et ce, lorsque la chance accompagne les plongeurs. « La visibilité s’est d’ailleurs empirée au fur et à mesure des plongées. À la fin, elle n’était que d’un mètre, avec beaucoup de particules en suspension. Ces plongées de reconnaissance ne nous ont donc malheureusement pas permis d’identifier le type de navire, son âge, encore moins son identité », conclut Sébastien Pelletier.

Photo: Courtoisie PETQ

Les plongeurs ont profité de leur passage pour remettre au Musée maritime de Charlevoix  deux hublots prélevés en 2017 sur une épave de Saint-Irénée, le M/V Voyageur D.

 

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