Rentrée et pauvreté : n’hésitez pas, demandez de l’aide

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Par Emelie Bernier
Rentrée et pauvreté : n’hésitez pas, demandez de l’aide
(Photo : Claude Boulet archives)

La rentrée scolaire est synonyme de dépense ponctuelle dans les foyers, ce qui peut facilement bouleverser un équilibre budgétaire précaire. Étonnamment, les familles ne sont pas les premières utilisatrices des services d’aide, bien que la main leur soit tendue.

«Les familles devraient se sentir à l’aise de demander de l’aide, on est là pour ça. Il ne faut pas se priver, souvent c’est temporaire. La rentrée a un coût financier qui n’est pas récurrent», indique Annie Bouchard, directrice générale du Centre communautaire Pro-Santé, un organisme qui offre de nombreux services.

La gêne d’être identifiée comme « personne démunie» peut être un frein à la demande d’aide. « Les familles sont une clientèle plus difficile à rejoindre. Il faut savoir qu’ici, tout est toujours fait de façon confidentielle. Quand tu rentres au centre communautaire, tu peux y rentrer pour tellement plein de raison! Il n’y a pas à craindre de se sentir étiquetté!»

Le centre offre notamment de l’aide à l’acquisition de matériel scolaire, une source de stress pour les familles. «On a divers fonds pour aider nos familles. On a par exemple des gens comme Suzanne Thomas, qui est allée chercher des commanditaires pour offrir des gourdes de qualité aux jeunes. Une jeune fille est venue avec ses parents nous porter tout un « kit » de rentrée neuf : sac à dos, sac à lunch… Il y a quelques années, une librairie de la Côte de Beaupré a fermé et nous a donné tout son matériel scolaire. Le Club Optimiste contribue. On a des fonds qui nous permettent de combler les autres besoins », précise Annie Bouchard.

Certaines écoles demandent jusqu’à trois paires de souliers à la rentrée. «Pour une famille de 3 enfants, ça fait 9 paires de souliers! Et les enfants vont grandir durant l’année scolaire! Aucun parent moyennement nanti n’a les moyens d’acheter 6 ou 9 paires de souliers de bonne qualité, qui s’ajoutent aux boîtes à lunch, au sac à dos et de plus en plus aux uniformes, plutôt coûteux! », analyse Mme Bouchard qui réitère son invitation aux familles. « Il n’y a aucune gêne à avoir.»

Elle signale au passage que la friperie du Centre communautaire est ouverte sur rendez-vous tous les jours de la semaine. Communiquez avec le 418-435-2129.

Des activités pour tous
Le Centre communautaire Pro Santé gère les demandes destinées au Fonds Desjardins pour les activités de loisirs. Ce fonds a comme objectif de permettre aux jeunes de familles moins bien nanties de participer à certaines activités et cours, qu’on parle de sport ou de disciplines artistiques. « Quand on a moins d’argent, c’est sûr qu’on va avoir tendance à couper dans les activités onéreuses comme les cours de musique. Ce fonds vient pallier à ça, du moins en partie », indique Annie Bouchard.
Très appréciée des utilisateurs, la joujouthèque est une autre offre destinée aux familles et qui gagne en popularité.

«C’est en développement. Les gens qui l’utilisent en profitent vraiment! C’est un service de location de jeux à découvrir, vraiment abordable !» conclut Mme Bouchard.

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