Budget serré pour les familles de l’Est

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Par Karine Dufour-Cauchon
Budget serré pour les familles de l’Est
Lucie Carré, directrice générale du Service d’aide communautaire de Charlevoix-Est.

De plus en plus de familles ont de la difficulté à joindre les deux bouts. C’est le constat que pose le Service d’aide communautaire de Charlevoix-Est (SAAC) alors que la rentrée scolaire rime avec une hausse des tracas financiers pour les ménages du territoire.

De nouveaux visages apparaissent de plus en plus à la porte du SACC afin de demander de l’aide d’une intervenante dans l’élaboration de leur budget. Lucie Carré, directrice générale de l’organisme, trouve cette hausse « inquiétante».

« Je trouve cela difficile de voir que quand on fait trois à quatre budgets par jour, il y en a un seul qui arrive à joindre les deux bouts. On sent un certain stress chez pas mal de parents », indique la dg.

Les familles qui font appel aux services d’aide de l’organisme bénéficieront cette année plus que jamais d’aide alimentaire et de soutien pour les enfants qui reviennent sur les bancs d’école. Entre autres, l’organisme a distribué gratuitement des sacs d’école remplis de matériel scolaire.

« Ils ont bien sûr tous trouvé preneurs, soutient Mme Carré. Une personne est venue en porter deux supplémentaires à ses frais pour encourager à sa façon la campagne. Ils seront aussi distribués à des familles qui en ont besoin», a-t-elle ajouté.

Le chantier pour la sécurité alimentaire entamé avec le Projet Collation continue malgré les restrictions sanitaires dans les écoles de Charlevoix-Est. « Au lieu de faire des collations individuelles, nous faisons un sac de cinq collations pour la semaine par enfant. Chaque enfant a maintenant son sac pour la semaine. Ça nous permet d’éviter les contacts tout en fournissant au moins une collation par enfant par jour d’école. On veut qu’il y ait le minimum de manipulation, mais on veut s’assurer que tous les jeunes aient quelque chose à manger. Cela représente 1000 collations. Produits forestiers Résolu et Loblaws continuent à être de grands partenaires du projet», rajoute la gestionnaire.

Le projet en est à sa troisième année. Les besoins en bénévoles sont encore importants, indique finalement Mme Carré. Le retour au travail des bénévoles présents lors du confinement a un effet sur la main-d’œuvre disponible.

« On invite les gens, les entreprises ou les groupes, à venir s’impliquer. Nous avons entre autres besoin de gens pour emballer les collations des enfants. Si tous peuvent mettre un peu la main à la pâte, ça nous aiderait beaucoup», indique-t-elle finalement.

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