Ciné dans l’Pré séduit les Charlevoisiens d’abord

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Par Emelie Bernier
Ciné dans l’Pré séduit les Charlevoisiens d’abord

Les Charlevoisiens ont adoré le Ciné dans l’Pré, une initiative de l’organisme Cuisine et Cinéma. Les 24 projections, à raison de quatre soirs par semaine, ont attiré un total de 1400 personnes, une clientèle composée à 96% de Charlevoisiens qui a massivement manifesté son désir de voir l’activité revenir l’an prochain.

6 soirées « ciné gourmand » alliant gastronomie et cinéma, 5 projections « ciné famille », des films d’amour bonbon, du cinéma d’auteur, du documentaire et même le film musical The Wall : la programmation de la première saison du Ciné dans l’Pré était à tout le moins éclectique, admet Lucie Tremblay, fondatrice du festival Cuisine, Cinéma et Confidences. « Que ce soit ainsi extrêmement varié a permis de rejoindre des gens de tous les horizons! », affirme-t-elle.

 

Des bénévoles de 10 à 70 ans ont contribué au succès de l’aventure.

L’équipe qui entoure Lucie Tremblay, majoritairement composée de bénévoles dévoués, a trimé dur pour arriver à organiser ce ciné parc nouveau genre en quelques semaines à peine. «On n’avait pas encore pris la décision d’annuler le festival, mais on voulait offrir aux gens une occasion de se rassembler. Le Ciné dans l’Pré a permis de se retrouver, tout en respectant la distanciation. Le commentaire qu’on entendait le plus, c’est que dès qu’on arrivait sur le site, on oubliait qu’il y avait la COVID. On pouvait profiter de ce bel et vaste espace vert derrière Maison Mère, les enfants pouvaient courir dans le champ… Le cinéma, c’est très rassembleur », commente Mme Tremblay.

Une soixantaine de voitures pouvait prendre place devant le grand écran, monté sur des échafauds.

«Notre plus gros succès a été la présentation du Roi Lion. On a accueilli 63 voitures avec une moyenne de 4 personnes par voiture! Le volet famille a vraiment eu la cote », indique Lucie Tremblay.

La « boîte à lunch » asiatique proposée lors de la projection du film Sucré, salé.

Le ciné gourmand a fait « pré comble » presqu’à tout coup. Écouter Heidi en dégustant une fondue suisse de Ah, la Vache ou manger un repas asiatique en visionnant le film chinois Sucré Salé, étaient au nombre de ces expériences inusitées. D’ailleurs, un dernier ciné gourmand sera offert à la population le 16 septembre prochain, lors du passage de l’équipe de Curieux Bégin. On souhaite revenir en force l’an prochain, idéalement au même endroit.

Karine Horvath, directrice générale de la MRC de Charlevoix, la préfète de mairesse de Saint-Urbain Claudette Simard le maire de Baie-Saint-Paul Jean Fortin, la députée Emilie Foster, Gabrielle Leblanc, dg de Maison Mère sont au nombre des Charlevoisiens qui ont apprécié une soirée Ciné dans l’Pré cet été.

« On a énormément apprécié le fait d’être dans ce lieu, accessible à tous, central! Je lance un appel pour qu’on puisse y rester pour quelques années et contribuer ainsi à remplir ainsi la vocation sociale et culturelle de Maison Mère! Dans toute cette période de tension, ce ciné dans le pré était une bulle de bonheur! »

 

Le Festival Cuisine, Cinéma et Confidences n’aura pas lieu

A contrecœur, les organisateurs ont officiellement rayé du calendrier l’édition 2020 du festival Cuisine, Cinéma et Confidences, qui devait prendre les couleurs et saveurs de l’Italie, tout en perpétuant le lien créé l’an dernier avec la ville de Portland, dans le Maine. «Ça été une décision difficile à prendre, on l’aime tellement, mais avec la situation, est ce que c’était possible de présenter de façon sécuritaire tout en gardant l’essence du festival? La réponse est non. Est ce que la thématique sera-t-elle récupérée telle quelle, on ne le sait pas pour l’instant », lance Lucie Tremblay.

L’équipe ne se tourne pas les pouces pour autant. La seconde édition de l’exposition L’art à table débutera dans quelques semaines au Carrefour culturel Paul-Médéric. Les agricultrices Amélie Tremblay de la Ferme Barjo et Gabrielle Cadieux Gagnon de la Ferme Éboulmontaise et les chefs Sylvain Dervieux, Jean Soulard et Cathy Mera seront notamment de la galerie de portraits signés par le photographe Benoît Levac associant producteurs et cuistots. Des œuvres de Jimmy Perron, Pierre Bouchard, Marie Fauve Bélanger, Karine Locatelli, Marie Claude Drolet et Josiane Lanthier seront intégrées à l’exposition. Un projet de livre de recettes avec les photos de M. Levac est aussi dans les cartons. Pour Mme Tremblay, ces projets sont une mince, mais agréable consolation.

« Dans le contexte, on n’a pas l’impression qu’on aurait pu offrir l’expérience avec la signature humaine et chaleureuse du festival, mais on reviendra de plus belle en 2021, c’est sûr! »

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