Un protocole d’urgence attendu par le corps enseignant

Par Karine Dufour-Cauchon 11:30 AM - 05 septembre 2020
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Le protocole d’urgence des écoles de Charlevoix devra être déposé bientôt par le Centre de services scolaire régional. Les enseignants ont hâte d’en connaître la teneur pour répondre à leurs questions et leurs inquiétudes.

Les enseignants du primaire et du secondaire ont repris du service ce lundi. Selon leurs premiers témoignages, la nouvelle rentrée s’est déroulée sans trop de complications. La nouvelle ambiance de crise sanitaire force toutefois les professionnels de l’éducation à réagir afin de limiter les risques de transmission du virus de la COVID-19 dans leur classe.

Les éclosions dans quelques écoles de la Capitale-Nationale, situées majoritairement à Québec, ne semblaient pas encore inquiéter le corps enseignant, du moins, au moment de publier. Ils sont toutefois en alerte, car la situation indique que la transmission communautaire est bien présente.

Le protocole d’urgence en cas d’éclosion doit être déposé ce 15 septembre. Il sera présenté aux employés puis envoyé pour approbation au ministère de l’Éducation. «Nous avons hâte de voir ce protocole, a d’abord indiqué Monique Brassard, présidente du Syndicat de l’enseignement de Charlevoix (SEC-CSQ). On voit qu’il y a des éclosions à Québec. Sans nous inquiéter, ça met un peu tout le monde sur le qui-vive. Les enseignants s’inquiètent sur comment réagir avec un cas de COVID-19 dans leur classe, ce qui se passe après. On va voir comment le tout s’adapte. C’est tout un travail qu’ils ont-là [le centre de services scolaire]. Ils retireront le meilleur de l’expérience vécue ce printemps», soutient la représentante.

Début d’année sans anicroche

En attendant le développement des consignes d’urgence, la présidente a déjà pris quelques témoignages de ses membres en ce début d’année scolaire mouvementé. Une note parfaite est accordée au primaire, puisque tout semble se dérouler pour le mieux.

«Il faut dire qu’au primaire, ils ont fait l’expérience de la nouvelle école l’année passée. De ce qu’on entend, ils écoutent très bien les consignes. La différence, c’est que tous les enfants allaient être là cet automne. Il n’y avait pas d’anxiété ou de remise en question de la part de nos profs. Au primaire, c’était vraiment une vraie rentrée, selon notre premier ressenti», soutient-elle.

Pour les niveaux secondaires, le corps enseignant avait plus d’appréhension par rapport au respect des consignes sanitaires. «On aurait tendance à penser que la clientèle du secondaire est plus difficile à gérer. Les adolescents font vraiment bien cela. On avait peur que les élèves se sauvent, qu’ils décrochent. Les profs avaient des peurs à ce niveau-là. Il y avait beaucoup d’appréhension. L’horaire a été complètement transformé. Nous n’étions pas contents de voir des blocs de 150 minutes pour les élèves du secondaire. Ce n’est pas bon pour les élèves, on le sait. Nous n’avions pas vraiment le choix. Les profs ont été très compréhensifs et ont participé à un gros travail d’équipe avec le centre de services scolaires. Tout le monde devait mettre l’épaule à la roue pour réussir à donner de l’école à tout le monde à temps plein», termine Mme Brassard.

Le Syndicat de l’enseignement de Charlevoix (SEC-CSQ) représente près de 350 enseignantes et enseignants qui travaillent dans tous les secteurs desservis par la Commission scolaire de Charlevoix. Il est affilié à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) et à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

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