La Société d’histoire de Charlevoix aimerait acquérir la Maison Lapointe

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Par Karine Dufour-Cauchon
La Société d’histoire de Charlevoix aimerait acquérir la Maison Lapointe

La Société d’histoire de Charlevoix et son président Serge Gauthier sont prêts à tout pour éviter la démolition de la Maison Lapointe. C’est pourquoi l’organisme annonce son intérêt à se porter acquéreur du bâtiment et mener à bien un projet de conservation.

Alors que le ministère de la Culture ne classera pas la maison d’Alexis le Trotteur », et d’Alexis «Picoté», la Ville de Clermont a soutenu ne plus s’opposer à une démolition de ce qui l’en reste.  La Société d’histoire de Charlevoix entend prendre les devants et manifeste son intérêt pour racheter les ruines de la Maison Lapointe.

«Nous avons des choses à régler avant, mais des discussions auront lieu. Nous regardons effectivement la possibilité d’acheter la Maison Lapointe. On entreprendrait un processus de rénovation. On procéderait par corvée pour sauver la maison. C’est l’option que l’on doit prendre si on veut sauver la maison. Sinon, l’assureur fera pression dans les prochaines semaines pour la démolition s’il n’y a pas quelqu’un qui se porte acquéreur. D’ici un mois, elle sera à terre», a indiqué M. Gauthier.

Une clause avec le CIUSSS de la Capitale-Nationale vient toutefois compliquer les démarches. Celle-ci, conclue lors de l’acquisition du terrain par la famille Lapointe, stipule que c’est le CIUSSS de la Capitale-Nationale par l’entremise du Foyer de Clermont qui a la priorité sur le terrain dans l’éventualité où il deviendrait désert.

«Est-ce que la clause du CIUSSS peut nous empêcher de le faire? Ce sont des questions que l’on se pose. Ce n’est pas réglé. Si nous n’avons pas d’obstruction, il est certain que nous tenterons de l’acquérir. On pourrait mettre ensuite en place un comité et nous pourrions aller chercher des subventions et faire des collectes de fonds», soutient toujours le président.

Le maire de Clermont Jean-Pierre Gagnon a soutenu qu’il entretenait l’espoir que l’organisme de santé publique ne prenne pas cette priorité. Dans le cas où il y aurait une démolition, la ville se dit prête à aller de l’avant avec une commémoration sous forme d’un parc public avec des panneaux interprétatifs de l’histoire des lieux.

Des rencontres auront lieu prochainement avec la famille et la Société d’histoire de Charlevoix pour continuer à cheminer vers un projet commun.

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