Les riverains du Lac Nairn sont en grogne

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Par Karine Dufour-Cauchon
Les riverains du Lac Nairn sont en grogne
Marie-Andrée Savard, présidente de l'APELN, a soutenu que de la sensibilisation est toujours à faire avec les riverains et les visiteurs du lac.

Les résidents riverains du Lac Nairn de Saint-Aimé-des-Lacs accumulent les frustrations. Les comportements dérangeants des non-résidents, des normes de navigation non respectées et l’alcool au volant sont quelques exemples d’enjeux qui demeurent préoccupants.

Tels sont les constats qu’ont partagés les membres de l’Association de protection de l’environnement du Lac Nairn (L’APELN) lors de son assemblée générale annuelle ce dimanche, 9 août.

Encore une fois, l’association fait des pieds et des mains pour sensibiliser au vieillissement prématuré de son Lac Nairn, endroit prisé par les embarcations à moteur et les loisirs nautiques. La présence de phosphate doit être ralentie. Pour ce faire, les sédiments ne doivent pas être remués et le lavage des bateaux doit être assidu. Ceux qui désirent faire du ski nautique ou des sports nautiques de vitesse doivent le faire dans une zone réservée à cet effet, assez profonde pour éviter le mouvement de matière organique.

Les zones navigables du Lac Nairn de Saint-Aimé-des-Lacs.

Malgré ces zones identifiées, des moto-marines et des bateaux à moteur à ballastes (pour créer des vagues) semblent toujours contrevenir à ses délimitations. Marie-Andrée Savard, présidente de l’association, estime que les bonnes pratiques à adopter pour sensibiliser à la cause sont encore difficiles à propager. Elle a martelé le message de sensibiliser ses comparses aux enjeux de l’eutrophisation du lac.

Des membres résidents du secteur ont toutefois répondu avoir tenté de sensibiliser leurs concitoyens et les plaisanciers qui s’invitent sur le lac, mais la plupart se font «revirer de bord» de manière peu courtoise.

De plus, les riverains ont déploré que la municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs «n’ait pas pris ses responsabilités» quant à la gestion de l’embarquement de bateaux. L’association lui reproche « d’avoir adopté des règlements sans avoir les outils ou avoir les mesures pour les faire appliquer ».

La municipalité n’a jamais eu à se responsabiliser par rapport à leur lac. Ils n’ont jamais pris leurs responsabilités, a-t-elle soutenu. On doit s’asseoir avec eux, aller aux séances du conseil de la municipalité. On invite les membres à faire des plaintes auprès de la municipalité, car nous, nos pouvoirs nous permettent seulement de sensibiliser», a indiqué la présidente pour faire face à ces problématiques récurrentes.

Les résidents aussi doivent prendre leurs responsabilités

Le portrait des personnes qui doivent tenir leurs engagements envers la préservation du Lac Nairn n’est pas homogène. L’association a rappelé à ses membres qu’eux aussi ont des responsabilités à prendre s’ils veulent garder leur plan d’eau en santé.

Mme Savard a durci le ton et a rappelé que les citoyens aussi ont des torts dans ce dossier. « On doit aussi faire des efforts de notre côté. Nous allons maintenir nos échanges avec la municipalité pour respecter leurs réglementations, adopter une procédure de mise à l’eau pour avoir des registres plus clairs. On se demande s’il y a des failles dans la réglementation» , a-t-elle conclu.

Selon un inventaire fait le 4 août, le Lac Nairn a accueilli 275 mises à l’eau. De ce nombre, 83 bateaux appartiennent à des non-résidents. Les résidents, eux, possèdent un parc nautique de 192 embarcations. 104 possèdent un moteur. De ces bateaux à moteurs, 13 seraient à ballastes. Les moto-marines sont au nombre de 52.

Rappelons que ce sont près de 250 résidences qui sont situées autour du Lac Nairn. À  la réunion, près d’une trentaine de contribuables étaient présents pour la rencontre annuelle du centre Aimélacois.

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