Les cordes à main : une œuvre d’espoir et de solidarité pour tisser des liens

Photo de Emelie Bernier
Par Emelie Bernier
Les cordes à main : une œuvre d’espoir et de solidarité pour tisser des liens
Gabrielle Audet et Gabrielle Coulombe avec les "cordes-à- mains"

 

Gabrielle Coulombe et Gabrielle Audet souhaitaient « créer du lien » dans leur communauté éprouvée par une pandémie sans précédent. La créatrice et l’intervenante sociale ont eu l’idée des « cordes-à-mains », une façon de réunir des gens de tous âges et de tous horizons autour d’un projet artistique commun.

« Ce sont les personnes âgées résidentes des Bâtisseurs qui ont parti le bal. L’idée de la corde nous est venue parce qu’on souhaitait utiliser une méthode accessible à tous, même aux gens à l’unité de soins, dont la mobilité est très réduite. La symbolique de la corde et celles des mains sont fortes aussi », indique Gabrielle Coulombe.

Le principe est simple. Pour participer, il suffit de prendre un morceau de tissu de 10 par 12 pouces, d’y étamper sa main préalablement trempée dans la peinture et d’y inscrire un mot d’espoir, en lien avec l’épisode vécu depuis mars dernier.

«Après avoir fait les cordes à mains aux Bâtisseurs, on a lancé l’invitation à plusieurs organisations, parce qu’on avait envie de lancer un mouvement. On veut créer du lien, malgré la distanciation qui nous affecte tous », renchérit Gabrielle Coulombe.

Les 230 jeunes qui fréquentent le camp Le Manoir aux Éboulements et les 150 du camp de jour de l aVille de Baie-Saint-Paul ont notamment reçu leur « kit de départ ». La Résidence de l’Estuaire doit participer. L’organisme Pro-Santé, le Centre des femmes et plusieurs autres ont aussi été mis à contribution.

«On veut atteindre le plus de gens possible, de toutes les conditions, de tous les âges. À la fin juillet, on va récupérer les cordes a mains qui vont avoir été faites et on va les coudre une derrière l’autre pour faire une longue longue chaîne qui sera  exposée devant l’ancienne infirmerie des Petites Franciscaines, à côté du marché public », poursuit Mme Coulombe, invitant les gens à participer à la chaîne solidaire. Les entreprises sont aussi invitées à créer leur propre corde-à-mains.

« Pour rejoindre les familles, les gens seuls qui n’ont pas été rejoints par une des associations, nous avons installé deux boîtes de dépôts, à la Résidence des Bâtisseurs et au Carrefour culturel Paul-Médéric. On explique comment faire pour participer sur la page Facebook des cordes à mains.  Les gens peuvent mettre une phrase ou un mot d’espoir par rapport au déconfinement, à ce qu’on souhaite retenir de la pandémie comme collectivité.  On a des super beaux témoignages! », dit-elle.

Elle invite les gens qui le pourraient à faire des dons de tissus pâles, de peinture, ou même de temps . « On aura besoin de petites mains agiles pour coudre ensemble toutes les cordes à main et créer l’œuvre finale », indique Gabrielle Coulombe, invitant les personnes intéressées à la contacter via le réseau social.

 

 

Pour visiter le site du projet, c’est ici.

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