Tourisme Charlevoix: les Québécois gagnants, l’hébergement resté sur sa faim

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Par Karine Dufour-Cauchon
Tourisme Charlevoix: les Québécois gagnants, l’hébergement resté sur sa faim
Photo : Steve Deschênes pour Tourisme Charlevoix (Photo : Tourisme Charlevoix-Steve Deschênes)

Le plan de relance touristique annoncé hier, 11 juin, par le gouvernement du Québec a fait autant d’heureux que de malheureux. Les Québécois qui partiront à la conquête de la région en sont les grands gagnants, tandis que les tenanciers de gîtes et d’auberges devront patienter encore.

C’est ce qu’estime Mitchell Dion, directeur général de Tourisme Charlevoix, en réaction avec le dévoilement de cette nouvelle phase de déconfinement de l’industrie.

« Les grands gagnants des annonces d’hier, ce sont les Québécois qui veulent faire du tourisme ici cet été. Les différentes mesures qui ont été annoncées pour inciter les Québécois à visiter les régions donnent des options intéressantes aux Québécois. Toutefois, on a une petite déception quant au calendrier de déconfinement, qui est encore incomplet. Nous n’avons pas de nouvelles au niveau des gîtes, des auberges de jeunesse. C’était quelque chose que l’on aurait voulu savoir », témoigne-t-il d’abord.

Le directeur général et son organisation avaient entre autres milité auprès du gouvernement en faveur de subventions massives. C’était la solution à opter afin de répondre aux besoins des entrepreneurs touristiques, qui ont dû assumer des dépenses malgré les nombreuses annulations et les pertes de revenus qui s’en sont suivies. Le retour sur la taxe d’hébergement auquel auront droit les gîtes et les auberges n’est pas suffisant pour qu’ils se relèvent du « coup dur » de la pandémie sur leurs affaires.

« Tourisme Charlevoix avait milité en faveur de subventions massives pour aider les entreprises avec leurs coûts fixes, créant des enjeux de liquidités. Il faut le souligner que 750 millions, c’est un montant important. Nous sommes la première province au Canada à annoncer un plan aussi volumineux. Par contre, ça ne vient pas régler tous les défis de l’industrie. Le retour de la taxe d’hébergement du trimestre janvier-février-mars n’est pas très lucratif, comme c’est une saison tranquille. C’est un retour qui est apprécié, mais qui n’est pas très significatif », continue le directeur général, qui estime au passage que ce retour aurait dû s’appliquer à l’ensemble des hébergements.

Tout n’est pas négatif pour M. Dion et les membres de Tourisme Charlevoix. L’enveloppe de l’Entente de Partenariat Régional en Tourisme qui se voit quadruplée est un signe fort de confiance envers les acteurs régionaux, termine Mitchell Dion.

« Les ententes d’EPRT terminaient le 31 mars, et ce, partout au Québec. Nous, nous n’en avions plus, et dans le budget annoncé en fin mars, on annonçait 12 millions sur 5 ans. Là, on parle de 25 millions sur deux ans. C’est une des choses auxquelles on est vraiment satisfait. D’une part, ça démontre la confiance que le ministère du Tourisme a envers ses partenaires comme Tourisme Charlevoix. Ça va nous permettre nous-même de soutenir notre milieu, on est proche des entreprises, on sait de quoi ils ont besoin », a-t-il conclu.

Dans les prochaines semaines, Tourisme Charlevoix entend surveiller de près les annonces concernant la suite du calendrier de déconfinement de l’industrie, qui reprend peu à peu ses activités normales.

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