Il fallait éviter la catastrophe selon Émilie Foster

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Par Karine Dufour-Cauchon
Il fallait éviter la catastrophe selon Émilie Foster
La députée Émilie Foster à L'Isle-aux-Coudres - Courtoisie

La région de Charlevoix était-elle prête à une première vague d’ouverture touristique? Il était temps, si l’on voulait éviter la catastrophe économique, soutient la députée de Charlevoix – Côte-de-Beaupré, alors que des annonces sont venues rassurer les acteurs touristiques.

Le téléphone s’est un peu calmé au bureau de la députée provinciale Émilie Foster. Les citoyens lui exprimaient majoritairement leur hâte d’un retour à la normale pour la saison estivale. « Les gens ont encore besoin d’informations, mais la nature des appels a changé, entame-telle. On sent que le confinement a fait son effet. Les gens veulent savoir s’ils pourront bientôt faire telle ou telle activité. Il y a encore des appels et du boulot! », relate l’élue.

Depuis lundi, Charlevoix accueille ses premiers campeurs et adeptes de plein air. Les annonces concernant les ouvertures des campings et des pourvoiries ont été un grand soulagement. « Cette annonce était très attendue. Il ne faut pas oublier que pour notre région, ce sont près de 30 % des emplois qui sont reliés au secteur touristique de près ou de loin », commente Mme Foster.

Certains estiment que cette première vague de déconfinement touristique est venue trop tard. Pour la députée et ses homologues du palier municipal, il était impensable de fermer éternellement Charlevoix du reste du Québec. « Tôt ou tard, ça nous prenait une réouverture. Elle devait toutefois être faite de façon responsable et progressive en faisant appliquer les règles de la Santé publique. Il faut vraiment s’assurer que lorsqu’on ouvre le secteur touristique, que le « deux mètres » de distance, la désinfection et les petits rassemblements soient respectés», lance-t-elle.

La réalité économique charlevoisienne étant ce qu’elle est, il fallait éviter la catastrophe. « Pour ceux qui ont des craintes, je veux leur dire premièrement que c’est entièrement normal et que je les comprends. C’est pour cela que le plan de réouverture est venu « assez tard», comme le diront certains. Je dirais aux gens que oui, il y a une responsabilité du gouvernement. Toutefois, on ne peut pas tout fermer pendant un an ou deux ans avant d’attendre le vaccin. Pour une région comme la nôtre, ça serait une catastrophe. Il fallait trouver un équilibre entre d’un côté la santé publique et l’économie de l’autre », estime Mme Foster en terminant.

La députée assure que les contacts sont récurrents avec la Santé publique, les élus de Charlevoix et son gouvernement. Elle tient finalement à féliciter les Charlevoisiens, « qui ont été exemplaires dans leur respect des consignes » jusqu’à présent.

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