Journée nationale des préposées et préposés d’aide à domicile: le cœur à l’ouvrage

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Par Emelie Bernier
Journée nationale des préposées et préposés d’aide à domicile: le cœur à l’ouvrage

 

Les préposés d’aide à domicile sont de précieux alliés dans le maintien à domicile des personnages âgées, vivant avec une déficience physique ou des limitations de toutes sortes. Chaque jour, ils (surtout elles), prennent soin de leurs clients avec une bienveillance qui dépasse largement le cadre de leurs fonctions.

Alain Goulet a l’émotion dans la voix, quand il parle des 51 préposés d’aide à domicile (PAD) sous sa gouverne à l’Agence pour vivre chez soi. « Moi, c’est ici que j’ai découvert le sens du don de soi. J’ai appris ce qu’est la bienveillance. Le travail des PAD est fait avec beaucoup d’humanisme », lance-t-il.

90%  des PAD de l’Agence sont des femmes. Les formations que les PAD doivent suivre de sont de plus en plus pointues car au fil des ans, leur travail a pris une nouvelle tangente, allant jusqu’à inclure des soins comme la prise de médicament, le contrôle de la glycémie, des stomies ou des appareils d’oxygénation.

Le directeur de l’agence constate que la crise actuelle met en lumière le travail des préposés d’aide à domicile, des ressources de premier plan qui auront un rôle de plus en plus important à jouer. « Il faut que leur profession soit placée à l’avant-scène et reconnue comme un métier d’avenir qui prendra de plus en plus d’importance avec le vieillissement de la population! Les PAD permettent de retarder l’évolution de la vulnérabilité de leurs clients», insiste-t-il.

Alain Goulet

La moyenne d’âge est relativement élevée dans les rangs de l’Agence, si bien que quelques membres de l’équipe se sont vus imposé un retrait forcé, en lien avec la COVID-19.  Ceux et celles qui restent ont dû s’adapter aux contraintes liées à la pandémie.

«On a pris notre erre d’aller, les opérations vont rondement. On s’ajuste aux mesures. On est dans le service essentiel, on donne du répit pour les proches des personnes atteintes d’alzheimer,  on fait de l’aide à la vie domestique quand il n’y a pas de proches aidants pour faire ces tâches : on s’assure que les gens ne manquent de rien », précise Alain Goulet qui aimerait que les services soient reconnus enfin à leurs juste valeur, tant sur le plan professionnel que pécuniaire.

«Mon souhait serait qu’ils soient traités au même titre que les préposés aux bénéficiaires, que les professionnels et semi-professionnels du domaine de la santé. Ils ont des formations, ils se déploient sur le terrain et ils le font dans le respect, la bienveillance, avec un grand don de soi! Ils sont une valeur essentielle pour notre communauté charlevoisienne», conclut le directeur.

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