Chronique : L’entraide en temps de pandémie

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Par Lisianne Tremblay
Chronique : L’entraide en temps de pandémie
Jean-Sébastien Mailloux de La Malbaie est un bel exemple que l'entraide est encore possible.

La pandémie a chamboulé nos vies et nos routines. Même si c’est loin d’être terminé, on peut constater que les gens ont fait preuve d’entraide en rendant service à leurs proches. L’adaptation rapide des entrepreneurs fait aussi partie des actions à souligner.

Nous avons publié plusieurs exemples d’anges gardiens qui ont su faire du bien autour d’eux. Les travailleurs essentiels, dont les préposés à domicile, ont permis de conserver une certaine normalité pour les personnes seules ou âgées malgré ces longues semaines de confinement. Les milliers de personnes qui se sont portées volontaires via le site Je contribue méritent également notre respect.

Cette crise nous fait réfléchir et nous a permis de mettre au premier plan le bien-être de sa famille, mais aussi celui d’autrui. Bon nombre de Charlevoisiens ont fait l’épicerie pour leurs parents. Je l’ai fait et c’était normal d’aider ses proches et ses voisins. Mes parents qui sont âgés de plus de 70 ans y vont maintenant durant l’heure qui leur est réservée. C’est d’ailleurs une belle façon de s’adapter pour les supermarchés. Ce serait intéressant de voir si cette entraide se poursuivra dans le temps puisque nous devrons vivre avec le virus pendant les prochains mois.

Les écoles, les services de garde, les enseignants et les entrepreneurs ont tous été dévoués et se sont vite revirés de bord afin de s’adapter aux mesures de santé publique. Les élèves ont vécu leur première semaine dans leur école  qui a maintenant « une nouvelle normalité ». Oui, les enfants ne joueront plus de la même façon à la récréation et à la garderie, mais ils sauront s’adapter comme nous l’avons tous fait. Les restaurateurs ont pour leur part été créatifs et proposent des menus pour emporter et un service de livraison.

Nos députées ont su répondre aux préoccupations de leurs citoyens de diverses manières afin de les aider à traverser cette période difficile. L’achat local encouragé par le gouvernement du Québec avec le Panier bleu, a aussi pris de l’ampleur dans notre région puisque nos producteurs reçoivent plus de commandes des Charlevoisiens. Je souhaite que ces bonnes habitudes se poursuivent malgré les baisses de revenus.

Pour ma situation plus personnelle, mon chum, qui est camionneur, a perdu temporairement son emploi. Son horaire de travail ne lui permettait pas de passer beaucoup de temps avec nos deux enfants en semaine. Même si, dans un monde idéal, il aurait gardé son emploi, il est content d’avoir pu faire des activités et s’occuper davantage d’eux.

Ces beaux moments se poursuivront puisque les ratios des services de garde sont permis à 50 % seulement. Nos enfants devront encore patienter à cause du coronavirus, comme le dirait notre fils âgé de 4 ans.

Comme journaliste, cette crise a exigé qu’on soit encore plus créatif chaque semaine puisque les reportages sur les événements ont tous été annulés. Les entrevues face à face ont été remplacées par des entrevues téléphoniques. Même si la pandémie amène son lot de sujets, nous avons pris le temps de réfléchir à des sujets qui intéressent nos lecteurs. Nous nous sommes adaptés rapidement grâce entre autres au travail d’équipe avec nos collègues de la Côte-Nord. Cette belle collaboration se poursuivra puisque notre métier permet d’écrire, peu importe l’endroit où on se retrouve.

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