COVID-19: Le festival Cuisine, Cinéma et Confidences s’organise au ralenti

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Par Emelie Bernier
COVID-19: Le festival Cuisine, Cinéma et Confidences s’organise au ralenti
Le Festival Cuisine, Cinéma et Confidences 2020 aura lieu du 6 au 8 novembre. (Photo : Louis Laliberté)

 

Le festival Cuisine, Cinéma et Confidences n’est peut-être qu’en novembre, mais l’organisation subit elle aussi les contrecoups de la COVID-19. Lucie Tremblay, grande manitou de l’événement, sort tout juste de sa quarantaine de 14 jours, elle qui visitait des partenaires aux États-Unis à la mi-mars.

« J’étais à Portland pour planifier des événements futurs,  c’est là que j’ai réalisé l’ampleur de la crise. Beaucoup d’organisations sont privées, là bas. Ils n’ont pas de subvention pour les soutenir… Les gens étaient désemparés », dit celle qui prend la situation avec philosophie. «C’est un incroyable « wake up call » de la planète. Profitons-en pour en tirer des leçons », lance celle qui était aussi de l’organisation de l’événement Ciné-Vert en avril, évidemment annulé. « Cette crise-là aura peut-être un plus grand impact de conscientisation sur notre rythme de consommation que tous les festivals de films sur l’environnement », avance-t-elle.

L’édition 2020 du festival Cuisine, Cinéma et Confidences aura pour thématique l’Italie. Mme Tremblay admet que les pourparlers se déroulent au ralenti avec les partenaires du pays le plus touché par la COVID-19 à l’heure actuelle.

«Disons que je ne vais pas contacter l’ambassade canadienne en Italie et mes autres partenaires pour parler du festival à ce moment-ci. J’ai la chance que l’événement soit en automne.  Je suis solidaire avec ceux qui ont des décisions à prendre maintenant », ajoute Mme Tremblay.

Elle tente de ne pas laisser trop de place à l’inquiétude. « Nos partenaires financiers, les commanditaires,  est ce qu’ils vont répondre présent après la crise actuelle? »

La place de la culture au cœur de la crise a quelque chose d’inspirant et de paradoxal, selon elle. «Ça met tout sur le « hold » et ça nous rappelle comment les gens en culture, on est fragiles économiquement! Pourtant,  on est le premiers à être solidaires en temps de crise. Qu’est ce que les gens feraient s’il n’y avait pas les films, les livres, la musique, les poèmes, les balados? C’est incroyable, ce paradoxe… »

Lucie Tremblay continue de travailler d’arrache-pied pour offrir un festival à la hauteur des attentes des festivaliers. «Dans ma tête, mon festival a lieu en novembre », conclut-elle.

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